SAGETTE
substantif fémininArch., littér.[Le plus souvent avec une connotation plais.] Flèche. Quasimodo (...) porta la main à la sagette, l'arracha de son bras et la brisa tranquillement sur son gros genou (, N.-D. Paris, 1832, p. 482). Il portait, ainsi que son aîné, en bandoulière, un arc quasi enfantin et, sur son dos, comme Cupidon, un carquois avec quelques sagettes (, Ainsi soit-il, 1951, p. 1221). P. métaph. Cette série vraiment aristophanesque, demeurera parmi ses meilleures, et aucun contemporain n'oubliera les sagettes prodigieusement et comiquement empoisonnées, dont il [Henri Rochefort] cribla la Sociale au service de Waldeck (, Temps Judas, 1920, p. 29).
Prononciation et orthographe
[saʒεt]. Ac. 1762: sagette ; 1798-1878: saette ou sagette ; 1935: sagette ; Littré : sagette ou saette.
Étymologie et histoire
1. 1541 « flèche » (Cl. Marot, Psaumes, 10 ds Hug.); 1576 [date de l'éd.] (J. Gerson, Querela nomine Universitatis ad senatum parisiensem, Opera omnia, Anvers, t. 4, col. 574-575 ds L. Constans, Chrestomathie, p. 194, 28);
2. 1611 bot. (Cotgr.). Réfection sav., d'apr. le lat. sagitta, de l'a. et m. fr. saiete « flèche » (att. de ca 1140 sëete, G. Gaimar, Estoire des Engleis, éd. A. Bell, 4408, à 1606 saiette, Nicot), du lat. sagitta « id. ».
2. 1611 bot. (Cotgr.). Réfection sav., d'apr. le lat. sagitta, de l'a. et m. fr. saiete « flèche » (att. de ca 1140 sëete, G. Gaimar, Estoire des Engleis, éd. A. Bell, 4408, à 1606 saiette, Nicot), du lat. sagitta « id. ».
Statistiques
Fréq. abs. littér.: 11.
Bibliographie
George (K.E.M.). Notes lexicol. et étymol. Fr. mod. 1968, t. 36, pp. 64-66.