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SÉDUIT, -ITE, part. passé et adj.
I. − Part. passé de séduire*.
II. − Adjectif
A. − Qui a été détourné du droit chemin, du bien, de son devoir. Les soldats séduits quittèrent la cocarde blanche (Chateaubr., Mél. hist., 1827, p. 399).
En partic. [En parlant d'une femme] Qui s'est donnée à un homme en dehors des liens du mariage. Mademoiselle de Pen-Hoël, qui eût déterré quelque argent pour apaiser une fille séduite, aurait cru Calyste un dissipateur en lui voyant mener un tilbury (Balzac, Béatrix, 1839, p. 38).Je suis né d'un père non dénommé et d'une mère séduite (Arnoux, Gentilsh. ceinture, 1928, p. 211).
B. − Qui a succombé au charme d'une personne, d'une chose. [Le duc de Broglie] ne fut, à aucun moment, ébloui ni séduit sous l'Empire (Sainte-Beuve, Caus. lundi, t. 2, 1850, p. 379).Comme la lyre d'Orphée, ma beauté charmait les monstres marins. Le sirènes, séduites et sans voix, tordaient désespérément leur queue, et les nymphes, folles d'amour, rougissaient le corail, de leur sang (Péladan, Vice supr., 1884, p. 65).
Prononc.: [sedɥi], fém. [-it].