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RASSURÉ, -ÉE, part. passé et adj.
I. − Part. passé de rassurer*.
II. − Adjectif
A. − [En parlant d'une pers, ou, p. méton., d'un attribut de la pers.] Qui a retrouvé la confiance, la quiétude. Anton. affolé, effrayé, épouvanté, terrifié.Avoir le cœur, l'esprit rassuré. Le silence de sa fille lui parut du meilleur augure, et c'est avec une âme rassurée, pleinement paternelle, qu'il la regarda s'asseoir (Jouve, Scène capit., 1935, p. 133).Il avait l'air vraiment angoissé. Je le comprenais. J'étais bien moins rassurée que je ne le prétendais (Beauvoir, Mandarins, 1954, p. 355).
P. euphém. Pas (trop, très) rassuré. (Assez) inquiet. Soudain, le taureau lui fit un mugissement en pleine figure. Alban sursauta en arrière, pas trop rassuré (Montherl., Bestiaires, 1926, p. 526).
Empl. subst. J'ai fait la rassurée, encore que je restasse inquiète (Balzac, Mém. jeunes mariées, 1842, p. 371).
B. − [En parlant d'un attribut, d'une manifestation de la pers.] Qui dénote que quelqu'un a retrouvé la confiance, la quiétude. Air, geste rassuré. À chaque réponse satisfaisante, il murmurait, comme se parlant à lui-même, d'un ton rassuré: − Allons, tant mieux, c'est parfait (Zola, Faute Abbé Mouret, 1875, p. 1247).MlleSergent parle, et très doucement à son adjointe, qui, encore un peu effarée, lève des yeux déjà rassurés et jolis vers l'autre (Colette, Cl. école, 1900, p. 51).
Prononc.: [ʀasyʀe].