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RALLIÉ, -ÉE, part. passé et subst.
I. − Part. passé de rallier*.
II. − Subst. Personne qui a donné son adhésion à une cause, à une opinion ou qui a épousé les vues d'un parti après en avoir été plus ou moins ouvertement l'adversaire. Mais Enjolras et Marius, et sept ou huit ralliés autour d'eux, s'étaient élancés et les protégeaient (Hugo, Misér.,t. 2, 1862, p. 496).Le vieillard (...) satisfait de tapoter les bras et les épaules de la belle ralliée et de lui demander (...) comment se portait le « vieux chouan » (A. France, Anneau améth.,1899, p. 304).Je n'ai connu d'autre gouvernement que la république, je n'en ai pas servi d'autre, je n'en vois pas d'autre possible. N'ayant jamais été l'allié de personne, comment serais-je un rallié? (Vogüé, Morts,1899, p. 113).
HIST. Député catholique, royaliste ou bonapartiste ayant adhéré au régime républicain sur le conseil du pape Léon XIII. Les élections législatives de 1893 marquent le triomphe du radicalisme et l'écrasement des ralliés (Bernanos, Gde peur,1931, p. 297).
Prononc. et Orth.: [ʀalje]. Att. ds Ac. 1694-1878.