RÉGURGITER
verbe transitif• P. métaph. Au sommet de la côte la salle Pleyel régurgitait sa bouillie de mélomanes (, Paris, 1939, p. 133).
— Part. passé adj. Chez les nourrissons, l'oreille externe doit être protégée contre la pénétration de l'eau savonneuse du bain, et contre le lait régurgité (, Précis hyg., 1911, p. 282).
— [Le suj. désigne un animal ruminant] Les ruminants, et en particulier les bovins, en mangeant avalent gloutonnement leur nourriture lorsqu'ils sont au pâturage, puisque grâce à la rumination, ils ont la faculté de la régurgiter pendant leur repos et de la mastiquer une seconde fois (, Guide vétér., 1944, p. 21).
• P. métaph. Il en est [des Français] qui prennent de petits airs goguenards et régurgitent tout au long du jour, comme des ruminants, le dernier bobard de la propagande anglaise (L'Œuvre, 16/17 juin 1941).
Prononciation
[ʀegyʀʒite], (il) régurgite [-ʒit].
Étymologie et histoire
1. 1540 intrans. « regorger » (P. Bocellin, Practique, f ° 6 v ° : le sang corrumpu [...] regurgite par tout le corps);
2. 1842 trans. (Ac. Compl.). Dér. sav. du lat. gurges, gurgitis « tourbillon d'eau, gouffre » (gorge*); dés. -er ; préf. ré-*. Cf. ingurgiter.
2. 1842 trans. (Ac. Compl.). Dér. sav. du lat. gurges, gurgitis « tourbillon d'eau, gouffre » (gorge*); dés. -er ; préf. ré-*. Cf. ingurgiter.