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* Dans l'article "QUÉMANDEUR, -EUSE,, subst."
QUÉMANDEUR, -EUSE, subst.
Celui, celle qui quémande, a l'habitude de quémander (v. ce mot B). Synon. solliciteur.Elle se hâta vers l'étroit et obscur royaume (...) où les quémandeuses de sa sorte boivent l'illusion de la libéralité (Colette, Blé en herbe, 1923, p. 153).Il n'est pas nécessaire que l'attitude de l'homme devant Dieu soit d'un quémandeur et Bremond voit l'essence de la prière dans l'adoration (Philos., Relig., 1957, p. 36-8):
On y voyait réclamer [dans des journaux] des jeux de cartes, des ballons, des bottes, des filets de ping-pong, tout un extravagant bric-à-brac, et parmi ces sollicitations sans vergogne le demandeur piquait la plupart du temps, avec un mauvais goût énorme, quelque phrase bien sentie sur l'héroïsme, la patrie et le petit soldat français. Ainsi tenions-nous dans la presse un rôle de quémandeurs, pour ne pas dire de mendigots. Ambrière, Gdes vac., 1946, p. 22.
En empl. adj. Qui quémande, exprime une demande d'une façon implorante. Les mendiants vous y assiégent [dans le quartier juif d'Amsterdam] avec des mines quémandeuses, des yeux de travers, des nez crochus et des barbes grisonnantes qui leur couvrent le menton comme une moisissure de mauvais aloi (Du Camp, Hollande, 1859, p. 121).Il est certainement très pauvre, mais je doute qu'il soit très malheureux. J'aime qu'il ne soit pas quémandeur (Gide, Carnets Égypte, 1939, p. 1056).
REM.
Quémandeux, subst. masc.,région. (Canada et, vieilli, Centre et Normandie). Mendiant. Il alla même jusqu'à vouloir frapper un garçonnet qui s'attachait à sa botte avec cet air à la fois moqueur et suppliant des enfants dressés au métier de quémandeux sur les chemins (Sand, Beaux MM. Bois-Doré, t. 1, 1857, p. 19).P. métaph. J'accuse Bryce Mackasey d'avoir saboté la valeur et la vertu du travail chez les Canadiens et d'avoir instauré chez nous une génération de quémandeux et d'assistés sociaux (Le Devoir, 23 oct. 1972, p. 8, col. 2).En empl. adj. Je l'aimerais tout de même, s'il était pauvre comme il paraît, car il n'est ni quémandeux ni méchant (Sand, M. Sylvestre, 1866, p. 78).
Prononc. et Orth.: [kemɑ ̃dœ:ʀ], fém. [-ø:z]. Ac. 1718: caimand, fém. -ande; 1740, 1762: quemandeur, v. caimand; 1798-1835: qué-, cai-, id. ds Littré; dep. 1878: qué- id. ds Rob., Lar. Lang. fr. Étymol. et Hist. 1740 (Ac. qui renvoie à la vedette caimandeur). Dér. de quémander*; suff. -eur2*. Fréq. abs. littér.: 33.