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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

QUADRILLER

verbe transitif
A. — Diviser une surface en carreaux, en carrés par des lignes ou des bandes entrecroisées. Quadriller un dessin, du papier (DG).
— P. anal. Former un ensemble de carreaux, de carrés plus ou moins égaux. L'ombrage et le soleil quadrillent la pelouse Où le brûlant matin se repose, encagé (Noailles, Forces étern., 1920, p. 113). Ces quais [de Saïgon] sont quadrillés comme un échiquier, de soleil et d'ombre (Morand, Bouddha, 1927, p. 50).
• Empl. pronom. Le soleil saute en l'air et la plaine du Cul-de-Sac, derrière lui, en fut inondée; coincée entre la mer et le lac, elle se quadrillait de carreaux vert tendre: la canne (Morand, Magie noire, 1930, p. 17).
B. —
1. Former, dans une ville, une région, un réseau dense de voies de communication qui se croisent. La France n'est pas et ne sera jamais quadrillée de canaux comme elle l'est de chemins de fer (Chardon, Trav. publ., 1904, p. 181). Le réseau des lignes d'autobus quadrille la capitale en un tissu assez serré (Le Monde, 14 avr. 1971, ds Gilb. 1980).
2.Dans le domaine milit. et admin. Procéder au quadrillage d'un territoire. Grâce à de nouvelles associations, il [un coiffeur] a réussi à quadriller Paris de ses salons (Entreprise, 3 août 1968, ds Gilb. 1980). [Le ministre de l'intérieur et le Préfet de police] ont de nouveau installé leurs policiers et gendarmes aux quatre coins de Paris mais ils ne quittent guère leurs cars, sauf pour quadriller les rues autour du lycée Chaptal (Le Nouvel Observateur, 13 janv. 1969, ds Gilb. 1980).
Prononciation
[kadʀije], (il) quadrille [-dʀij]. Homon. et homogr. quadrille1 et 2. V. quadr(i)-.
Étymologie et histoire
1. 1875 « diviser en carrés par des lignes entrecroisées » (Lar. 19e);
2. 1962 milit. (Rob.). Dér. de quadrillé*; dés. -er.
Statistiques
Fréq. abs. littér.: 22.