QUÉMANDEUR, -EUSE,
substantifOn y voyait réclamer [dans des journaux] des jeux de cartes, des ballons, des bottes, des filets de ping-pong, tout un extravagant bric-à-brac, et parmi ces sollicitations sans vergogne le demandeur piquait la plupart du temps, avec un mauvais goût énorme, quelque phrase bien sentie sur l'héroïsme, la patrie et le petit soldat français. Ainsi tenions-nous dans la presse un rôle de quémandeurs, pour ne pas dire de mendigots. (, Gdes vac., 1946, p. 22)
— En empl. adj. Qui quémande, exprime une demande d'une façon implorante. Les mendiants vous y assiégent [dans le quartier juif d'Amsterdam] avec des mines quémandeuses, des yeux de travers, des nez crochus et des barbes grisonnantes qui leur couvrent le menton comme une moisissure de mauvais aloi (, Hollande, 1859, p. 121). Il est certainement très pauvre, mais je doute qu'il soit très malheureux. J'aime qu'il ne soit pas quémandeur (, Carnets Égypte, 1939, p. 1056).
Remarques
Quémandeux
substantif masculinPrononciation et orthographe
[kemɑ̃dœ:ʀ], fém. [-ø:z]. Ac. 1718: caimand, fém. -ande ; 1740, 1762: quemandeur, v. caimand ; 1798-1835: qué-, cai-, id. ds Littré ; dep. 1878: qué- id. ds Rob., Lar. Lang. fr.
Étymologie et histoire
1740 (Ac. qui renvoie à la vedette caimandeur). Dér. de quémander* ; suff. -eur2 *.
Statistiques
Fréq. abs. littér.: 33.