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* Dans l'article "PRIMORDIAL, -ALE, -AUX,, adj."
PRIMORDIAL, -ALE, -AUX, adj.
A.− Qui est le plus ancien, le premier, qui est à l'origine. Synon. originel, primitif.Espèce, instinct primordial(e); culte, monothéisme primordial. C'est par le seul jeu de la division cellulaire qu'un nouvel individu se constitue aux dépens de la cellule primordiale, ou œuf (J. Rostand, La Vie et ses probl.,1939, p. 18).Ces mondes acquis, qui donnent à mon expérience son sens second, sont eux-mêmes découpés dans un monde primordial, qui en fonde le sens premier (Merleau-Ponty, Phénoménol. perception,1945, p. 151).Il conviendra d'accentuer le rôle joué par l'interprétation ésotérique du personnage d'Adam dans la formation du mythe de l'homme primordial, archétypique (Philos., Relig., 1957, p. 42-12).
GÉOL., vieilli. Relatif à la période géologique la plus ancienne, qui appartient à la formation de l'écorce terrestre. Synon. précambrien.Continents primordiaux. La sierra Tandil est élevée de mille pieds au-dessus du niveau de la mer; c'est une chaîne primordiale, c'est-à-dire antérieure à toute création organique et métamorphique (Verne, Enf. cap. Grant, t. 1, 1868, p. 195):
1. En n'accordant que cent mille ans à l'âge quaternaire, âge de la nature actuelle, on voit que la période tertiaire aurait régné pendant cinq cent mille ans auparavant, la période secondaire pendant deux millions trois cent mille, la période primaire pendant six millions quatre cent mille, et la période primordiale pendant dix millions sept cent mille ans. Flammarion, Astron. pop.,1880, p. 100.
BOT. Feuilles primordiales. ,,Premières feuilles de la plante (...) qui composent la gemmule`` (Littré-Robin 1865).
DR. Titre, acte primordial. Qui est rédigé dès l'origine, lors de la formation du contrat. Anton. recognitif.La noblesse est une pièce d'or qui demeure fausse monnaie pour les vivants qui l'ont vu frapper. De là vient le soin des familles patriciennes de faire oublier la date et de cacher le parchemin du titre primordial (Vigny, Mém. inéd.,1863, p. 62).Les paysans soutinrent que, le principe posé, il fallait obliger le seigneur à présenter le titre primordial de sa concession, lequel, en général, ou n'avait jamais existé ou ne subsistait plus (Lefebvre, Révol. fr.,1963, p. 184).
B.− P. méton. Qui est de première importance, indispensable, essentiel. Besoin, rôle primordial; conception, tâche, tendance primordiale; il est primordial de... La question primordiale était, en effet, celle du ravitaillement. Petit-Jean promit des œufs, qu'il chiperait dans les pondoirs (H. Bazin, Vipère,1948, p. 125).Désormais la forme devenait le problème primordial de l'art; l'esthétique pendant longtemps ne serait que la recherche de sa beauté (Huyghe, Dialog. avec visible,1955, p. 174):
2. La représentation proportionnelle oblige les électeurs à voter pour des partis et ne permet pas aux individus isolés de courir leur chance, quelle que soit leur valeur. Cette observation est une critique ou un soutien de la représentation proportionnelle selon que l'on accorde aux partis ou aux hommes l'intérêt primordial dans une élection. Vedel, Dr. constit.,1949, p. 155.
Empl. subst. masc. sing. à valeur de neutre. Ce qui est essentiel. Ce texte irradiait le plus audacieux refus d'apercevoir la douleur essentielle à toute chose, un conseil éperdu de joie, le dépassement de toutes les données des sens et le don de voir à travers la mort. C'était cela le primordial, ces conseils de divine joie (Malègue, Augustin,t. 2, 1933, p. 294).
Prononc. et Orth. : [pʀimɔ ʀdjal], plur. masc. [-o]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. a) Fin xives. « qui est le plus ancien, qui existe dès l'origine » (Roques t. 2, no5605 : ile. iles [hylé*] ... primordial matiere); b) 1813 bot. feuilles primordiales (Candolle Bot., p. 399); 2. 1814 « qui est de première importance, essentiel » (Bern. de St-P., Harm. nat., p. 149 : l'influence primordiale de l'astre du jour). Empr. au lat. chrét. primordialis « primordial, primitif, originel », dér. du lat. primordium, empl. surtout au plur. primordia « commencement, origine, principe », comp. de primus « premier » et d'un élém. tiré de ordiri « ourdir; commencer, entreprendre ». Au sens 1 b, cf. angl. primordial leaves (1785 ds NED) et lat. sc. folia primordialia (1759, Linné Syst. Nat. t. 2, p. 1274). Fréq. abs. littér. : 359. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 249, b) 436; xxes. : a) 388, b) 846.
DÉR.
Primordialement, adv.Primitivement, à l'origine. Il est acquis à la science que tous les êtres vivans qui s'unissent entre eux, et dont la postérité demeure indéfiniment féconde, appartiennent à la même nature et remontent à une souche primordialement unique (Lacord., Conf. N.-D.,1848, p. 220).P. méton. Essentiellement. Ce que je viens de dire des partis qui divisent primordialement toute société, n'est encore qu'une définition; eh bien! c'est déjà toute l'histoire (Proudhon, Confess. révol.,1849, p. 76).− [pʀimɔ ʀdjalmɑ ̃]. Att. ds Ac. dep. 1798. − 1reattest. 1567 (J. Papon, Recueil d'arrestz notables, p. 267 ds Fonds Barbier); de primordial, suff. -ment2*.