PRÊLE, PRÈLE,
substantif fémininBOT. Plante type de la famille des Équisétacées, à tiges simples ou munies de rameaux grêles, à petites feuilles écailleuses, disposées en collerette sur des noeuds à intervalles réguliers, à sporanges groupés en épi terminal et dont certaines espèces sont utilisées pour leurs propriétés astringentes, hémostatiques et diurétiques. Prêle des bois, des champs, des fleuves, des marais, des prés; prêle d'hiver. Les prêles avaient de grosses tiges cannelées et creuses (...), véritables colonnes portant des collerettes étagées de feuilles et de rameaux (, Conf. géol., 1907, p.72). Voici les Prêles (...). Au début du printemps, apparaissent les tiges fertiles, porteuses d'épis. Des feuilles réduites à des écailles brunâtres les engainent étroitement, formant une série de verticilles superposés (...). Plus tard se forment des tiges vertes, plus ramifiées, au toucher raide dû à des incrustations de fins cristaux de silice. Ces tiges ne jouent aucun rôle dans la reproduction (...). À l'inverse, les tiges fertiles sont brunes (, Évolution et sexualité des plantes, Paris Horizons de France, 1970, p.55).
— P. méton.,TECHNOL. Tige de prêle fortement rugueuse, utilisée pour polir le bois, les métaux. Vient ensuite le polissage proprement dit au papier de verre puis à la prêle et au tripoli (, Meuble Fr., 1962, p.20).
Remarques
Prêler
verbe transitifPrononciation et orthographe
[pʀεl]. Ac. 1762, 1798: prêle ; 1835: prêle, presle (id. ds Littré); 1878: prèle, presle, prêle ; 1935: prèle (id. ds Lar. Lang. fr. et Rob. 1985). Prop. Catach-Golf. Orth. Lexicogr. 1971, p.210: prèle.
Étymologie et histoire
1539 prelé (Est. ds DG); 1549 prele (Est.). Issu, par mécoupure, de l'a. fr. [l'] asprele, de même sens, (xiie s. Glossaire de Tours, p.331 ds T.-L.), du lat. vulg. *asperella, subst. fém., dér. de asper (v. âpre), en raison du toucher rugueux de la tige de cette plante; cf., dér. du même adj., le lat. asperugo, nom de plante «râpette, grateron» (Pline, v. André Bot.).