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PRÉSOMPTIF, -IVE, adj.
Héritier présomptif, héritière présomptive. Personne désignée d'avance par la parenté ou par l'ordre de la naissance pour succéder à quelqu'un, pour en hériter. Le Marquis aime sa femme et il est jaloux de son ombre. Le neveu, l'héritier présomptif de Monsieur de Château-Mailly, présenté chez lui, il y a deux ans, a fait la cour à la Marquise, et, bien qu'il ait échoué, il s'est fait du mari un ennemi mortel (Ponson du Terr., Rocambole, t.2, 1859, p.60):
. Il avait renoncé de bonne heure à découvrir son coeur à ses parents. Nos parents ne sont pas faits pour que nous leur découvrions nos coeurs. Nous ne sommes pour eux que des héritiers présomptifs. Ils n'exigent de nous que deux choses: d'abord, que nous profitions des sacrifices qu'ils font pour nous; et ensuite, que nous nous laissions modeler à leur guise... Larbaud, F. Marquez, 1911, p.120.
[Dans une monarchie héréditaire] Héritier présomptif, héritière présomptive (de la couronne, du trône). Prince, princesse qui doit succéder à un souverain. Les princes en ont un déplaisir extrême, que le fils aîné du Roi, l'héritier présomptif de la couronne, est par eux détenu, dans un état si misérable, qu'il est privé de toute liberté, tant active que passive (Barante, Hist. ducs Bourg., t.3, 1821-24, p.361).Comment le peuple s'attacherait-il à un prince qui n'a pas d'héritier présomptif? Le principal argument des partisans de la monarchie, c'est que la monarchie est un gouvernement stable, et que la transmission régulière du pouvoir dans une même famille prévient les révolutions et assure la paix publique (About, Grècecontemp., 1854, p.219).
Empl. subst. On vint l'avertir [le prince d'Axel] au plus beau du jeu qu'il y avait là quelqu'un pour lui. «Zut!» répondit le présomptif sans même tourner la tête (A. Daudet, Rois en exil, 1879, p.482).
Prononc. et Orth.: [pʀezɔ ̃ptif], fém. [-i:v]. V. présomption. Ac. 1694, 1718: pre-; dep. 1740: pré-. Étymol. et Hist. 1. Déb. du xives. «qui témoigne de la présomption» (Ovide moralisé, éd. C. De Boer, X, 4025); 2. a) 1406 héritier présomptif «personne qui, du vivant de quelqu'un, a vocation de lui succéder» (Archives de Bretagne, IV, 103 ds Fonds Barbier); b) 1723 «(prince) destiné à régner par l'ordre de sa naissance» (Marivaux, Le Spectateur français, p.228); c) 1845 subst. «enfant» (Labiche, Deux papas, I, 11, p.408). Empr. au b. lat. praesumptivus «qui repose sur une conjecture, qui exprime une conjecture», dér. de praesumere (v. présumer). Fréq. abs. littér.: 50.