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* Dans l'article "PLUME2,, subst. masc."
PLUME2, subst. masc.
Pop. Lit. Synon. pop. et arg. pageot, pieu, plumard (v. ce mot B), pucier.Bien logés, vous deux? −Une chic petite turne. −Un plume épatant (Genevoix, Seuil guitounes,1918, p.160).Pour penser à la femme, il faut qu'ils [les Anglais] soient saouls. Les Français, au moins, c'est à la redresse sur le trottoir, mais au plume si c'est doux (Morand, Bouddha,1927, p.62).Il se redressait d'un bond sur le lit... (...). C'était la croix et la bannière pour qu'il se renfonce dans son plume (Céline, Mort à crédit,1936, p.567).
REM.
(Se) plumer, verbe.Synon. pop. et arg. (se) pieuter, (se) plumarder.a) Empl. intrans. Coucher. C'est donc qu'y a pus de bon Dieu, ast'heure. L'nuit était bonne, pourtant (...). Zut! allons plumer! (Stéphane, Ceux du Trimard,1928, p.28).[Avec compl. circ.] Tu plumes avec toutes les bergères (...) j'te plaque! (Bruant1901, p.148).b) Empl. pronom. réfl. Se mettre au lit. Anton. se déplumer (v. ce mot B 2 b).Oh! merde! dit Pinette, je me plume: j'ai pas le coeur à causer. Mathieu hésita: il avait sommeil (Sartre, Mort ds âme,1949, p.96).Vous dormez depuis longtemps quand il va se plumer (Arnoux, Zulma,1960, p.278).
Prononc. et Orth.: [plym]. Pt Rob. ,,V. plumard``. Étymol. et Hist. 1879 plum (d'apr. Esn.). Abrév. de plumard*. Cf. le dér. se plumer «se coucher» (1883, d'apr. Esn.) concurrencé par se plumarder (1881, d'apr. Esn.), dér. de plumard* «lit». Bbg. Chautard Vie étrange Argot 1931, p.140.