PIGNE
substantif fémininA. —
1.Région. (sud de la Loire). Cône de pin, en particulier du pin pignon. Synon. pomme de pin*, pive. Avant de mourir les grands pins ont laissé choir leurs pignes. Fruits écailleux, noirs et secs, ils n'en recèlent pas moins une vie incoercible. L'arbre, averti de sa chute, en les trempant à la flamme de l'été y dépose un germe ardent (, Chez nous, 1921, p.118). Le ciel charrie une lourde pluie d'aiguilles de pin embrasées. Le vol claquant des pignes traverse la fumée d'un trait de sang (, Colline, 1929, p.159).
2. Graine comestible de certains pins utilisée en cuisine et en pâtisserie. (Dict. xixe et xxe s.). Synon. pignon.
B. —MÉTALL.,vieilli. « Masse d'argent restant après distillation du mercure d'un amalgame » (Duval 1959).
Remarques
Pignolat
substantif masculinPrononciation et orthographe
[piɳ]. Att. ds Ac. dep. 1762.
Étymologie et histoire
1.
a) 1528 [date de l'éd.] noix de pigne «pomme de pin» (Platine de honneste volupté, f° 23 v ° ds Gdf.); 1575 pigne «petite graine de la pomme de pin» (Thevet, Cosmogr., XVIII, 7 ds Hug.), empl. isolé; de nouv. 1869 (Littré);
b) 1845 «pomme de pin» (Besch.);
2. 1694 métall. (Corneille). Empr. au prov. pinha «pomme de pin» (xive s., Marcabru, Poés., éd. J. M. L. Dejeanne, XVIII, VI, var. du ms. C, p.84), du lat. pinea «id.», fém. subst. de pineus «de pin».
a) 1528 [date de l'éd.] noix de pigne «pomme de pin» (Platine de honneste volupté, f° 23 v ° ds Gdf.); 1575 pigne «petite graine de la pomme de pin» (Thevet, Cosmogr., XVIII, 7 ds Hug.), empl. isolé; de nouv. 1869 (Littré);
b) 1845 «pomme de pin» (Besch.);
2. 1694 métall. (Corneille). Empr. au prov. pinha «pomme de pin» (xive s., Marcabru, Poés., éd. J. M. L. Dejeanne, XVIII, VI, var. du ms. C, p.84), du lat. pinea «id.», fém. subst. de pineus «de pin».
Bibliographie
Arveiller (R.). Fr. mod. 1976, t.44, p.168.