PHRATRIE, FRATRIE,
substantif fémininA. —HIST. GR. Division de la tribu à Athènes. Une fois que les familles, les phratries et les tribus étaient convenues de s'unir et d'avoir un même culte, aussitôt on fondait la ville pour être le sanctuaire de ce culte commun (, Cité antique, 1864, p.166). Je ne suis donc plus le maître des choses, très bon, très grand, dieu des phratries et des peuples grecs (, Tentation, 1874, p.150).
B. —
1.DÉMOGR. Ensemble des frères et soeurs d'une même famille. Des réactions initiales d'amour, de haine, de rivalité vis-à-vis des parents ou de la fratrie (, Psychol. méd., 1953, p.158).
2.ETHNOL. « Groupe formé de plusieurs clans dont les membres se considèrent comme liés les uns aux autres par une règle de filiation unilinéaire » (Banque Mots 1974 n° 8, p.143). Chaque tribu [australienne] est divisée en deux grandes sections fondamentales que nous appelons des phratries. Chaque phratrie, à son tour, comprend un certain nombre de clans, c'est-à-dire de groupes d'individus porteurs d'un totem (, ds Année sociol., 1903, pp.7-8).
Prononciation et orthographe
[fʀatʀi]. Ac. dep. 1878: ph-. Au sens B, couramment fratrie.
Étymologie et histoire
1831 (Michelet, Hist. romaine, t.1, p.30). Empr. au gr. φρατρία «subdivision politique et religieuse de la tribu», dér. de φράτηρ «membre d'un clan; d'une phratrie».
Statistiques
Fréq. abs. littér.: 36.