PHONOLOGIE
substantif fémininLING. « Science qui étudie les sons du langage du point de vue de leur fonction dans le système de communication linguistique » (Lang. 1973). En phonologie, par exemple, on constate que le chinois, qui a des mots courts, une structure syllabique très simple et des timbres vocaliques peu variés, accorde, en compensation, un rôle différenciateur important aux tons (, Ling., 1953, p.114). Science de la face fonctionnelle des sons du langage humain, la phonologie étudie le rôle que jouent les éléments phoniques de la chaîne parlée dans la communication. Elle s'oppose en cela à la «phonétique», qui étudie les mêmes éléments phoniques, indépendamment de leur fonction linguistique (D. D. L., 1976).
Prononciation
[fɔnɔlɔʒi].
Étymologie et histoire
1. 1846 (Besch. : Phonologie. [...] Gramm. Traité sur les sons);
2. 1929 «science qui a pour objet l'étude fonctionnelle des sons, du langage et de leurs qualités» (Trubetzkoy ds Travaux du Cercle ling. de Prague, 1, p.85). Comp. de l'élém. formant phon(o)-* «voix» et du suff. -logie*.
2. 1929 «science qui a pour objet l'étude fonctionnelle des sons, du langage et de leurs qualités» (Trubetzkoy ds Travaux du Cercle ling. de Prague, 1, p.85). Comp. de l'élém. formant phon(o)-* «voix» et du suff. -logie*.
Dérivés
Phonologue, phonologiste,
substantifBibliographie
—Bibeau (G.). Introd. à la phonologie générative du fr. Montréal-Bruxelles-Paris, 1975, 178 p.—Ét. de phonologie fr. Éd. par B. de Cornulier et Fr. Dell. Paris, 1978, 150 p.—Francard (M.). Aspects de la phonologie générative du fr. contemp. Louvain, 1975, 192 p.—Gougenheim (G.). Réflexions sur la phonologie hist. du fr. In : [Mél. Troubetzkoy (N. S.)]. Prague, 1939, t.8, pp.262-269. —Quem. DDL t.26 (s.v. phonologue). —Schane (S. A.). Sur le degré d'abstraction de la phonologie du fr. Langages. Paris. 1973, n° 32, pp.27-38.