PETITEMENT
adverbeA. — À l'étroit, d'une manière exiguë. Madame de Sénonches, qui se trouvait petitement logée, décida Monsieur de Sénonches à acheter cette maison (, Illus. perdues, 1843, p.640).
— Région. Être trop petitement. Être logé trop à l'étroit. En tout cas, ça peut pas être pire notre autre maison, dit-elle. On était ben trop petitement. Y aura toujours plus de place là-bas (, Bonheur occas., 1945, p.339).
B. — Modestement, pauvrement. J'ai dû, moi et les miens, vivre petitement à Combray (, Fugit., 1922, p.634). Nous vivions petitement. L'héritage de tante Mathilde, suspendu pendant trente ans, par une chance de la loi, venait donc de tomber à point (, Terre promise, 1934, p.119).
C. —Au fig., péj. Avec étroitesse d'esprit, bassement. Je me mis à craindre, petitement, qu'on ne surprît sur mon seuil ce garçon défait (, Naiss. jour, 1928, p.56). Il se vengeait, petitement, sur les lettres soumises à sa censure, biffait, déchirait, jetait au panier (, Gdes vac., 1946, p.103).
Prononciation et orthographe
[pətitmɑ̃]. Att. ds Ac. dep. 1694.
Étymologie et histoire
a) 2e moitié xiiie s. «peu de temps» (Gaufrey, 205 ds T.-L.); fin xiiie s. «chichement» (Chastelain de Coucy, éd. M. Delbouille, 4105); 1694 «à l'étroit» (Ac.);
b) fig. 1654 «avec bassesse d'âme» (Scarron, OEuvres, 36 ds Richardson). Dér. de petit* ; suff. -ment2 *.
b) fig. 1654 «avec bassesse d'âme» (Scarron, OEuvres, 36 ds Richardson). Dér. de petit* ; suff. -ment2 *.
Statistiques
Fréq. abs. littér.: 58.