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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

PELANER

verbe transitif
MÉGISS. Soumettre (les peaux) à l'action du pelain pour provoquer le relâchement des poils. Les peaux de veaux destinées à la fabrication des dessus de chaussures sont tannées par le procédé à un bain; elles sont reverdies, pelanées, épilées, façonnées et déchaulées (Bérard Gobilliard, Cuirs et peaux, 1947, p.90).
Prononciation et orthographe
[pəlane]. Graphies pelaner et planer. V. pelain.
Étymologie et histoire
xvie s. [éd. 1612] pellamer les maroquins (G. de Lurbe, Statuts de Bordeaux 310 et 311 d'apr. A. Delboulle ds Romania t. 33, 1904, p.590); 1723 plamer un cuir (Savary); 1947 peaux de veaux pelanées (Bérard, Gobilliard, Cuirs et peaux, 1947, p.90). Dér. de pelain* ; dés. -er.
Dérivés

Pelanage

substantif masculin
mégiss. Une des opérations préparant au tannage. La travail de préparation au tannage comprend six opérations essentielles: la trempe ou reverdissage, l'épilage, le pelanage, l'ébourrage, l'écharnage et le déchaulage (Bérard Gobilliard, Cuirs et peaux, 1947, p.34). Le pelanage consiste en la préparation du derme à l'absorption du tanin par transformation du collagène (Bérard Gobilliard, Cuirs et peaux, 1947, p.38). — [p(ə)lana:ʒ]. On écrit aussi planage, plainage. — 1res attest. xvie s. [éd. 1612] pellamage [des maroquins] «action de pelaner les peaux» (G. de Lurbe, Statuts de Bordeaux, 311 d'apr. A. Delboulle ds Romania t.33, 1904, p.590), 1947 pelanage (Bérard, Gobilliard, op. cit. , p.30); de pelaner, suff. -age*.