PANAIS2, PANET,
substantif masculinPop. Pan (de chemise). Une nuit, Léon de Coantré entendit du bruit dans la maison. Il se leva; plus de doute, il y avait quelqu'un au rez-de-chaussée. Jambes nues, il se glissa chez sa mère (...). Là-dessus, Léon de s'enfermer à double tour avec sa mère, dans la chambre de celle-ci, et de se tenir coi, panet au vent (, Célibataires, 1934, p.768).
• En panais (de chemise). En chemise; les pans flottant librement. Elle restait des heures en chemise (...) et, comme toute la maison pouvait la voir par la fenêtre, sa mère se fâchait, lui demandait si elle n'avait pas bientôt fini de se promener en panais (, Assommoir, 1877, p.710). Ce matin, avant sept heures, je descends deux ou trois fois en panais de chemise pour m'assurer si le Gil Blas est dans ma boîte (, Journal, 1884, p.318).
Remarques
Pantet
substantif masculinPrononciation et orthographe
[panε]. Rob. Suppl. 1970: pan(n)et ou pan(n)ais. « Var. région.: pantet ». Lar. Lang. fr.: panais. « On trouve aussi la graphie panet ».
Étymologie et histoire
1866 en panais (Delvau : Panais (être en). Être en chemise, sans aucun pantalon); 1879 (E. de Goncourt, Zemganno, p.62: un panais de chemise); 1934 panet (Montherl., loc. cit.). Mot dial. (wall., lorr.), dér. de pan1 * au moyen d'un suff. -é qui, dans qq. dial., notamment liégeois et lorr., correspond au suff. fr. -eau*, issu du lat. -ellus (cf. J. Haust, Dict. fr.-liégeois, p.XIII; O. Bloch, Les Parlers des Vosges méridionales, p.5, § 2; Fouché, p.319, 17-20; FEW t.7, p.558a).