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PAR2, adv. et préf.
A. − Dans la loc. adv. par trop, [dans laquelle par a un rôle intensif] Ce serait par trop cruel de se refuser à revoir le banc pour la dernière fois (Balzac, Corresp., 1822, p.184).C'est qu'il est par trop contre nature qu'un homme se moque si clairement de soi-même (Stendhal, Racine et Shakspeare, t.1, 1823, p.31).C'est aussi par trop de sensibilité (Leclercq, Prov. dram., Mme Sorbet, 1835, 6, p.145).Je retins un mouvement de recul, comme si j'avais soulevé la portière sur un spectacle par trop privé (Gracq, Syrtes, 1951, p.95).
B. − [Comme préf. marquant l'accomplissement total d'un procès (< lat. per-)] V. parachever, parcourir, parfaire, parfondre, parvenir.
Prononc. et Orth.: [pa:ʀ]. Homon. part et formes de partir. Att. ds Ac. dep. 1740. Étymol. et Hist. Adv. d'intens. 1. Ca 1050 modifie un adj. (ici un part. passé); placé immédiatement devant un verbe (St Alexis, éd. Chr. Storey, 394: A! las, pecables, cum par fui avoglet!); 2. a) ca 1050 modifie un verbe qu'il précède (St Alexis, 7: Al [tens] David, qui Deus par amat tant); b) empl. comme préf. d'un verbe, v. parcourir, parfaire, etc.; 3. combiné avec un autre adv. d'intens. a) ca 1100 placé immédiatement devant un verbe (Roland, éd. J. Bédier, 2880: tant par est anguissus; 546 Mult par est proz sis cumpainz, Olivier); ca 1120-50 (Grant mal fist Adam, I, 79 ds T.-L.: trop par atent Qui tote sa vie Guastet en folie, Qu'il ne se repent); b) ca 1350 par trop (Gilles Li Muisis, Poésies, I, 83 ds T.-L., s.v. trop: Mais par trop plusieurs s'abandonnent). Du préf. intensif lat. per-, v. par1.