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OPHRYS, subst. masc.
BOT. Plante vivace (de la famille des Orchidacées) répandue en Europe, dans les pays méditerranéens, etc., généralement caractérisée par deux bulbes globuleux, des fleurs terminales espacées, à labelle sans éperon, plus ou moins convexe, marqué de dessins divers, évoquant un insecte, et représentée par une vingtaine de variétés. Quant aux formes innombrables d'ophrys qui se dissimulent dans l'herbe de nos coteaux pierreux, on comprend (...) que les botanistes aient emprunté les noms qui les désignent au règne animal: apifera «abeille» (...), arachnites et aranifera «araignée» (...), bombyliflora «bourdon» (...), muscifera «mouche» (...), tenthredinifera et vespifera «guêpe» (...) −par allusion aux divers arachnides ou hyménoptères dont elles imitent l'aspect (L. Guyot, P. Gibassier,Les Noms de fleurs, 1968, p.60):
. L'espèce la plus fréquente est l'«Ophrys frelon» (ou bourdon). Ses sépales roses, bien étalés, sont séparés par deux pétales plus petits et plus colorés; le labelle brun rouge, bombé, velu, est orné à la base de deux petites bosses coniques (...). Les sépales roses de l'«Ophrys abeille», plus grands que le labelle sont séparés par deux pétales étroits et verts. Au-dessus du labelle, l'étamine est protégée par un bec long et sinueux (...). L'Ophrys mouche vit en colonie sur les sols pierreux. Ses sépales vert pâle forment un écrin à deux petits pétales brun foncé; le labelle brun rougeâtre s'allonge en forme de pantin au plastron bleuâtre. J. Jolinds Ét. touloises, 1979, no17, pp.27-28.
Prononc. et Orth.: [ɔfʀis]. Ac. 1762: ophris. Lar. Lang. fr.: -phrys ou -phris. Étymol. et Hist. 1549 ophris (Commentaires tres excellens de l'hystoire des plantes, trad. d'un ouvrage lat. de L. Fuchs d'apr. FEW t.7, p.371b); 1701 ophrys fém. (Fur.); 1752 masc. (Trév.). Empr. au lat. ophrys «espèce d'orchidée», qui est peut-être à rapprocher du gr. ο φ ρ υ ́ ς «sourcil» (André Bot.).