× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
OBSÉDÉ, -ÉE, part. passé, adj. et subst.
I. − Part. passé de obséder*.
II. − Adj. et subst., au fig., PSYCHOL., PSYCHIATRIE. (Celui, celle) qui est en proie à une idée fixe, à une obsession. Synon. fou, hanté, malade (fam.), maniaque, obnubilé.Nietzsche (...) souffrant de tous ses nerfs, mégalomane, évangéliste, Zarathustra, puis sombrant dans la démence complète, douze ans avant de mourir. Impulsif, instable, obsédé, neurasthénique, pharmacomane, ce fut un faible et un aboulique (Gide,Journal,1918, p.665).Le regard voilé qu'il promenait autour de lui était celui d'un obsédé (Martin du G.,Thib.,Été 14, 1936, p.679):
1. Toujours l'obsédé est conscient du caractère pathologique de son trouble (...). Toujours aussi, il mène contre son obsession une lutte d'autant plus pénible qu'elle est vouée à l'échec: l'obsession persiste ou revient sans cesse, inéluctable, et ce caractère «compulsif» est un de ses traits essentiels. Porot1960.
Obsédé de + subst.Les obsédés de la balance (Le Point, 12 juin 1978, p.112, col.3), les obsédés du magnétoscope (Le Point, 18déc. 1978, p.93, col.1).
[P. méton.] Littér. Âme, pensée obsédée. Chères idées Qui rayiez mon ciel gris de vos ailes de feu Dont le vent caressait mes tempes obsédées (Verlaine, Poèmes saturn.,1866, p.94).Nous n'apportons jamais dans nos libations Qu'une lèvre contrainte et un coeur obsédé (Péguy,Tapisserie N.-D.,1913, p.795).
En partic., fam. Obsédé(e) sexuel(le) et absol. obsédé(e). Celui, celle dont les préoccupations sexuelles deviennent une telle obsession qu'elles acquièrent un caractère pathologique. Le pauvre diable n'est qu'un obsédé sexuel banal, et la forme insolite de l'obsession n'a d'intérêt que pour les psychiatres (Bernanos,M. Ouine,1943, p.1525):
2. C'est des salades ces histoires que les tueurs c'est des obsédés sexuels et tout le fourbi; je ne dis pas que dans le bande il n'y ait pas un ou deux cinglés; mais les plus déchaînés, c'est de bons pères de famille qui baisent tout leur content et sans histoire. Beauvoir,Mandarins,1954, p.565.
Prononc.: [ɔpsede]. Fréq. abs. littér.: 348. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 229, b) 222; xxes.: a) 600, b) 804. Bbg. Quem. DDL t.3.