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* Dans l'article "NOISETTE,, subst. fém."
NOISETTE, subst. fém.
A. − BOT. Fruit du noisetier, constitué d'une coque ligneuse de forme ovoïde ou ronde, de couleur brun-roux ou rougeâtre, recouverte à sa base d'un involucre à bords découpés, contenant une amande oléagineuse et comestible, de saveur agréable, que l'on utilise notamment en pâtisserie et en confiserie. Synon. aveline.Casser, cueillir des noisettes.
P. méton. L'amande que l'on consomme. Croquer des noisettes; chocolat aux noisettes; crème, glace à la noisette; noisette fraîche, sèche. Livingston m'a posé là-bas une presse hydraulique pour fabriquer mon huile avec des noisettes qui, sous cette forte pression, rendront aussitôt toute leur huile (Balzac, C. Birotteau, 1837, p.16).Les quatre mendiants, raisins secs, figues sèches, amandes et noisettes, que l'hiver on sert en France au dessert (A. France, Rabelais, 1909, p.142):
. La nuit d'août n'était pas commencée qu'on prenait déjà le fromage, les noisettes rousses de l'année passée et la confiture aigrelette de groseilles et d'airelles, faite par les cousines. Malègue, Augustin, t.1, 1933, p.211.
Expr. Donner des noisettes à ceux qui n'ont plus de dents.(Ac. 1835, 1878) ,,Donner à quelqu'un des choses dont il ne peut plus se servir`` (Ac. 1835, 1878).
Couleur de noisette. De couleur brun-roux. Sur la colline, à mi-côte, j'apercevais l'ancien village arabe, couleur de cendre et de noisette, si pareil, si mêlé au sol que l'oeil l'en distinguait à peine (Tharaud, Fête arabe, 1912, p.101).
En appos. avec valeur d'adj. Couleur noisette ou noisette. Il portait une petite barbe frisée de couleur noisette (Verne, Île myst., 1874, p.269).Bellerey avait tiré de sa poche un chiffon de papier (...) avec un air fiérot dans ses yeux noisettes, malicieux (Montherl., Songe, 1922, p.156).Je m'émus de voir Meg et Joe enfiler de pauvres robes en popeline noisette (Beauvoir, Mém. j.fille, 1958, p.89).
Loc. Casser la noisette. [Le suj. désigne un cheval] Agiter constamment les lèvres en les fermant et en les ouvrant avec un bruit très particulier (d'apr. Tondra Cheval 1979). Moi, j'aime mieux un cheval qui tire qu'un cheval qui casse la noisette!... ça vous fait les bras et on n'a pas l'air d'un écuyer de cirque (Gyp, Gde vie, 1891, p.24).
B. − P. anal. Morceau de la grosseur d'une noisette. Mettre une noisette de crème sur ses mains. Asseyez-vous, mon petit Blaise. Attendez! je prends une miette de saumon, une noisette de beurre et je vous écoute (Duhamel, Passion J. Pasquier, 1945, p.133).
C. − Spécialement
1. GASTRON. Noisette d'agneau, de mouton, de chevreuil ou de veau. Petite tranche ronde de viande prélevée dans le gigot, le filet, ou le carré. Noisettes de veaux glacées aux laitues (A. Carême,Le Maître d'hôtel fr., Paris, Impr. Firmin-Didot, t.1,1822,p.101.).Jean ne se plaisait qu'aux fourchettes, démons quatre fois cornus, sur lesquels s'empalaient la noisette de mouton (Colette, Gigi, 1944, p.102).
2. INDUSTR. DU CHARBON. Charbon criblé aux dimensions de vingt à trente millimètres. Au-dessous [de la gailleterie on a dans le commerce des houilles] le gailletin, puis successivement les noisettes, les têtes de moineaux, les fines grenues et enfin les fins poussiers (Ser, Phys. industr., 1888, p.69).
REM.
Noisettine, subst. fém.Friandise composée principalement de noisettes râpées, de sucre et de chocolat (d'apr. H.-P. Pellaprat, Les Desserts, Paris, 1937, p.110).
Prononc. et Orth.: [nwazεt]. Passy 1914, Barbeau-Rodhe 1930 [-ɑ-]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. 1225-30 «fruit du noisetier» noiseite (Guillaume de Lorris, Roman de la Rose, éd. F.Lecoy, 1350); 2. 1607 couleur de noisette (Advertissement Bovant Caillet de Neufchâteau ds IGLF); d'où elliptiquement 1769 noisette (Nouveau Teinturier parfait, I, 196, ibid.); 3. 1822 gastron. noisette de veau (A. Carême, loc. cit.); 4. 1888 «charbon» (Ser, Phys. industr., p.69). Dér. de noix*; suff. -ette*. Fréq. abs. littér.: 235. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 328, b) 428; xxes.: a) 310, b) 302. Bbg. Hasselrot 20es. 1972, p.10. _Quem. DDL t.5, 16. _Thom (M.). Cent phytonymes... Trav. Ling. Litt. Strasbourg, 1974, t.12, no1, p.136.