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* Dans l'article "NAÏADE,, subst. fém."
NAÏADE, subst. fém.
A. −
1. MYTH. GR. Nymphe des sources et des ruisseaux. Les montagnes eurent leurs Oréades, les fontaines leurs Naïades, les forêts leurs Dryades et leurs Hamadryades (Dupuis, Orig. cultes, 1796, p.61):
1. Dans le hêtre immobile où rêvent les oiseaux On entend expirer toute voix incertaine; Viens, un dieu nous convie: en sa claire fontaine La naïade s'endort au sein des verts roseaux. Leconte de Lisle, Poèmes ant., 1852, p.118.
2. P. méton.
a) Représentation plastique de cette divinité. Synon. nymphe.Au pied [de l'escalier] Une vasque de bronze, où pleure une fontaine. Mais la source est tarie et l'on entend à peine Le bruit de l'eau perlant sur le torse ébréché Des naïades (Lorrain, Griseries, 1887, p.68).Les chasseresses élancées et les naïades de Jean Goujon (Faure, Hist. art, 1921, p.113).
b) L'onde, la source elle-même. La fraîche naïade, en ses grottes de mousse, S'écoulant sur des fleurs, mélancolique et douce (Chénier, Élégies, 1794, p.58).La naïade et l'azur [à Venise] ruissellent sous les vitres (Noailles, Éblouiss., 1907, p.17):
2. Arrêtés sur la hauteur, je m'assis plus bas, ce qui me donna la vue complète de la Naïade. Forte et jolie cascade, tombant de haut et raide, du fond de la belle conche et du petit bois sombre, entre les charmantes collines. Michelet, Journal, 1859, p.491.
3. P. anal., littér. ou p. plaisant. Baigneuse, nageuse. Belle, charmante naïade. Votre façon de vous habiller, vos cheveu. noirs qui ont l'air toujours mouillés, comme ceux d'une naïade sortant du bain (Flaub., Corresp., 1877, p.14).Certains rayons solaires donnent le cancer (...). Je suis effrayé quand je vois, sur la plage, spectacle charmant, tant de naïades exposées, quasi nues, à Apollon porte-feu, ainsi que des victimes expiatoires (L. Daudet, La Femme et l'amour, Paris, Flammarion, 1930, p.158).
B. − BOT. Plante monocotylédone aquatique, de la famille des Naïadacées (infra rem.), croissant dans les eaux douces de l'Europe centrale. Quelques espèces de plantes palustres et lacustres: lentille d'eau ou lenticule mineure (...), naïade majeure (Tout l'Univers, Paris, Hachette, t.12, 1972, p.2124).
C. − ZOOL. Larve aquatique d'insectes ayant des métamorphoses progressives (d'apr. Séguy 1967).
REM.
Naïadacées, subst. fém. plur.,bot. ,,Famille de végétaux Monocotylédones, renfermant environ cent vingt espèces réparties dans trois ou quatre genres et largement dispersées sur toute la surface du globe`` (G. Nicholson, Dict. pratique d'hortic. et de jard., Marseille, J. Laffitte, t.3, 1981 [1895-96], p.400).
Prononc. et Orth.: [najad]. Att. ds Ac. dep. 1762. Étymol. et Hist. 1. 1491 nayade «nymphe des fontaines, des rivières» (La mer des Histoires, I, 54a, d'apr. H. Vaganay ds Rom. Forsch. t.32, 1912, p.110); 1768, 17 juin «baigneuse» (Voltaire, Lettre à Ant. Deparcieux ds Corresp., éd. Th. Besterman, t.33, 1974, p.401); 2. 1803 bot. (Lamarck et Mirbel, Hist. nat. des végétaux, t.5, p.208). Empr. au lat. Naias, -adis, gr. Ν α ι α ́ ς, -α ́ δ ο ς «Naïade».