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MONTOIR, subst. masc.
A. − Grosse pierre, billot de bois qui permettait au cavalier de monter plus aisément à cheval. À cette époque (...), nous y eussions vu [à Paris] (...) les présidents et conseillers aller au Parlement sur leurs mules − on avait même construit pour eux un «montoir» en 1560 devant la Sainte-Chapelle (P. Rousseau, Hist. transp., 1961, p.145).
Le côté du montoir. Le côté gauche du cheval, celui par où l'on monte d'ordinaire à cheval. (Dict. xixeet xxes.).
En emploi apposé avec valeur d'adj. et p. méton. Dans les mouvements convulsifs qu'il avait eus sous les coups de griffes de l'ours, le cheval, qui s'était cassé la jambe montoir de derrière en tombant à la renverse, avait fini par dégager son cavalier (Ponson du Terr.,Rocambole, t.5, 1859, p.463).
Le côté hors du montoir ou hors montoir. Le côté droit du cheval. Le colonel exaspéré interrompit la remontrance qu'il leur adressait, et, de sa main droite blessée, saisit la rêne de ce cheval du côté hors du montoir (Stendhal, Chartreuse, 1839, p.66).
B. − [En parlant de l'aptitude d'un cheval à être monté] Proserpine (...) se mâta (...) en battant l'air de ses pieds de devant (...) − Pas facile au montoir, me dit le valet d'écurie en clignant de l'œil (Feuillet, Rom. j. homme pauvre, 1858, p.113).
Au fig.:
. Vivent les beautés altières, farouches et rebelles au montoir! s'écria le Duc, je la cravacherai si bien qu'il faudra qu'elle prenne le pas, l'amble, le trot, le galop, et fasse toutes les courbettes à ma volonté. Gautier, Fracasse, 1863, p.201.
C. − CIRQUE. ,,Endroit, hors de la piste, où se trouvent les artistes avant leur travail. Correspond aux coulisses du théâtre et du Music-Hall`` (H. Hotier, Le Vocab. du cirque et du music-hall en Fr. (thèse), Paris VIII, 1972, p.63).
D. − Outil servant à monter des pièces métalliques. (Dict. xixeet xxes.).
Prononc. et Orth.: [mɔ ̃twa:ʀ]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. a) 1368 «grosse pierre, billot ou banc pour monter sur un cheval» (Comptes des bâtiments royaux ds Laborde); b) 1572 cheval facile au montoir (Amyot, Si l'homme d'aage se doit mesler des aff. publ., 23 ds Hug.); 2. 1874 «outil servant à monter des pièces métalliques» (Lar. 19e). Dér. de monter*; suff. -oir*.