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* Dans l'article "MONOPHYSITE,, subst. masc. et adj."
MONOPHYSITE, subst. masc. et adj.
RELIGION
I. − Subst. masc. Celui qui ne reconnaît qu'une nature dans la personne du Christ (en opposition à la définition donnée par le concile de Chalcédoine (451) selon laquelle la nature humaine et la nature divine coexistent dans une personne):
. ... comment concevoir qu'il [le Christ] puisse être à la fois homme et Dieu? Trois interprétations semblent possibles: ou il est Dieu et n'a qu'une apparence d'homme; ou il y a deux personnalités en lui, l'une humaine, l'autre divine; ou enfin il n'a tout ensemble qu'une seule personnalité et une seule nature. Les docètes tenaient pour la première opinion; les nestoriens penchèrent pour la seconde; les monophysites optèrent pour la troisième. Philos., Relig., 1957, p.3812.
II. − Adjectif
A. − Qui a adopté la doctrine des monophysites. Chrétien, théologien monophysite. Jacques, surnommé Baradé (...), devint rapidement l'évêque monophysite de toute la Syrie, de l'Arménie et de l'Asie mineure (Hist. des relig.,t.2, 1972, p.881 [Encyclop. de la Pléiade]).
Églises monophysites. L'Église arménienne, l'Église copte et l'Église syrienne (qui n'ont pas reconnu le concile de Chalcédoine). C'est à partir de cette époque [542] qu'on peut parler d'une Église copte monophysite autonome, vivant en marge de la hiérarchie orthodoxe, de la même manière que l'Église jacobite en Syrie (Hist. des relig.,t.2, 1972p.896 [Encyclop. de la Pléiade]).
B. − Relatif à la doctrine des monophysites. Il s'agit alors seulement pour l'Église de s'opposer surtout à l'hérésie monophysite et de prouver que le Christ n'était pas limité à la nature divine, mais qu'il avait vraiment souffert dans son corps sur l'instrument du supplice (Huyghe,Dialog. avec visible,1955, p.361).Comme tendance à perdre de vue la réalité de l'incarnation, en détruisant ou en méconnaissant la vérité de l'humanité de Jésus dans la conception qu'on s'en fait, il faut reconnaître que la tentation monophysite est de tous les temps (Bouyer1963).Ses oeuvres nombreuses [de Philoxène] forment la base de la doctrine monophysite, notamment celle de l'Incarnation que les jacobites postérieurs ont concrétisée dans les formules: «une nature double» et «une nature composée de deux» (Hist. des relig.,t.2, 1972, p.881 [Encyclop. de la Pléiade]).
Prononc.: [mɔnɔfizit]. Étymol. et Hist. 1694 (Th. Corneille). Empr. au b. gr. Μ ο ν ο φ υ σ ι ́ τ α ι désignant (cf. Du Cange Graec.) des hérétiques qui ne reconnaissaient en Jésus-Christ qu'une seule nature, du gr. μ ο ́ ν ο ς «seul, unique» et φ υ ́ σ ι ς «nature».
DÉR.
Monophysisme, subst. masc.Doctrine des monophysites. Peut-être ce besoin de médiateurs supplémentaires devient-il plus impérieux lorsque le côté humain de Jésus s'estompe dans les esprits au profit de sa seule nature divine (docétisme, monophysisme); on suscite alors une nouvelle médiation plus proche de l'humanité. Cette explication (...) aide à comprendre comment on en est venu à faire appel à la médiation des saints (Philos., Relig., 1957, p.36-5). [mɔnɔfizism̭]. 1reattest. 1752 (Trév.); de monophysite, suff. -isme*.