MONOGRAMME
substantif masculinA. — Chiffre formé généralement de la combinaison des lettres initiales d'un nom. Le monogramme du Christ. La grille ouvragée de la villa (avec son prétentieux monogramme O. T., à peine dédoré par le temps) était ouverte (, Thib. , Épil., 1940, p.848):
1. D'abord, la maison n'a pas été bâtie à l'époque des guerres de la Révolution (...). Ensuite, elle n'a pas été bâtie pour être un poste; elle porte les lettres ELM-PBILIG, qui sont le double monogramme de deux familles, et qui indiquent, suivant l'usage, que la maison a été construite pour l'établissement d'un jeune ménage. (, Travaill. mer, 1866, p.151)
— En partic. Marque ou signature stylisée qu'un artiste appose sur ses oeuvres. La pâte de sa porcelaine est transparente comme du verre opalin, et il utilise avec une ingéniosité remarquable le décor mélangé d'émail et de biscuit. Sa marque est un monogramme NS ou bien Nast en toutes lettres (, Céram. fr., 1965, p.135):
2. ... c'est le moment où l'usage se répand, pour les possesseurs, de faire frapper sur les plats leur monogramme ou leurs armoiries: invention heureuse qui rompt la monotonie du décor. (Civilis. écr., 1939, p.10-15)
B. — Sigle de plusieurs lettres qui figure, sur certaines monnaies, la marque de l'atelier monétaire, celle des magistrats chargés du contrôle, etc. (Dict. xxe s.).
Prononciation et orthographe
[mɔnɔgʀam]. Att. ds Ac. dep. 1694.
Étymologie et histoire
1. 1578 [éd.] «chiffre ou signe que certains artistes apposent au bas de leurs ouvrages» (Ponthus de Tyard, Le Premier Curieux, p.3);
2. 1610 [éd.] (Fauchet, Recueil des antiquitez gauloises et françaises, f° 355 v° : (les deniers) avoient en la légende ... le nom du Roi, et au milieu le monogramme : qui est le chiffre et abrégé des lettres de son nom). Empr. au b. lat. monogramma «id.» (cf. Blaise Lat. chrét. et Blaise Latin. Med. Aev.), formé sur le gr. μόνος «seul» (v. mono-) et γράμμα «lettre» (v. -gramme).
2. 1610 [éd.] (Fauchet, Recueil des antiquitez gauloises et françaises, f° 355 v° : (les deniers) avoient en la légende ... le nom du Roi, et au milieu le monogramme : qui est le chiffre et abrégé des lettres de son nom). Empr. au b. lat. monogramma «id.» (cf. Blaise Lat. chrét. et Blaise Latin. Med. Aev.), formé sur le gr. μόνος «seul» (v. mono-) et γράμμα «lettre» (v. -gramme).
Statistiques
Fréq. abs. littér.: 25.
Dérivés
1. Qui concerne le monogramme ou en a la forme. (Dict. xxe s.). — [mɔnɔgʀam(m)atik].— 1re attest. 1808 (Boiste); de monogramme, suff. -(at)ique*.
Monogrammatique
adjectif2. Artiste qui signe d'un monogramme. La signature, elle est imitée par les spécialistes (...). Ces adroits artistes, appelés monogrammistes (, Peint., 1933, p.283). — [mɔnɔgʀamist]. — 1re attest. 1766 (Papillon, Traité hist. et pratique de la grav. sur bois, t.1, p.505); de monogramme, suff. -iste*, peut-être d'apr. grammatiste*.
Monogrammiste
substantif masculinBibliographie
—Delb. Matér. 1880, p.206.