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MIRE2, subst. masc.
Médecin, au Moyen Âge et à la Renaissance. Il y en avait qui ne s'asseyaient même plus au seuil de la maladrerie. Ceux-là, exténués, dolents, qu'avait marqués d'une croix la science des mires, promenaient leur ombre entre les quatre murailles d'un cloître (Bertrand, Gaspard, 1841, p.158).C'est le roi, ce mourant qu'assiste un mire chauve (Verlaine, Poèmes saturn., 1866, p.90).Il eut beau consulter des docteurs, nécromants, Mires et thaumaturges, Ils savaient, tout au plus, donner des lavements, Administrer des purges (Ponchon, Muse cabaret, 1920, p.239).
Prononc.: [mi:ʀ]. Homon.: mir, myrrhe, formes des verbes mettre et mirer. Étymol. et Hist. Ca 1155 mirie, mire (Wace, Brut, éd. I. Arnold, 5666, 8259). Du lat. medicus «médecin», avec évolution particulière du d en r caractéristique de mots d'infl. sav. (cf. J. Brüch ds Z. rom. Philol. t.55, pp.126-154) à côté des doublets a. fr. miege et mie (cf. G. Straka ds Mél. Albert Henry ds Trav. Ling. Litt. Strasbourg, VIII, 1, 1970, p.301).
STAT.Mire1 et 2. Fréq. abs. littér.: 86.