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LONGE2, subst. fém.
BOUCH. Moitié de l'échine de veau ou de chevreuil depuis le bas de l'épaule jusqu'à la queue. Il me faisait arrêter devant toutes les boutiques de boucher et, me montrant avec orgueil les longes de veau et les quartiers de bœuf (...) (Du Camp, Hollande,1859, p. 16).Je tiens toujours en réserve quelque jambon de Bayonne, quelque pâté de venaison, quelque longe de veau de Rivière (Gautier, Fracasse,1863, p. 23).Il transporta plats et casseroles dans la voiture. Sans rien laisser : ni la dinde rôtie, ni le pâté, ni la longe aux morilles (Pourrat, Gaspard,1930, p. 266).
Prononc. et Orth. : [lɔ ̃:ʒ]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. Ca 1165 « morceau de viande pris dans le long de l'épine dorsale dans une grosse pièce » (Benoît de Ste-Maure, Troie, éd. L. Constans, 14969); en partic. 1176-81 parlant d'un chevreuil (Chrétien de Troyes, Chevalier Lion, éd. M. Roques, 3456); 1275-80 longe de porc (Jean de Meun, Rose, éd. F. Lecoy, 11751). D'un lat. pop. *lumbea, fém. subst. de *lumbeus « des reins, qui concerne les reins » lui-même dér. du lat. class. lumbus, v. lombes. Fréq. abs. littér. : 51.