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LARMIER1, subst. masc.
A. − Glande située au-dessous de l'angle interne de l'œil chez certains ruminants, sécrétant une humeur noirâtre et odorante. Ruminantia [ruminants] (...) Souvent une glande faciale préorbitaire (larmier), logée dans une fossette sur l'os lacrymal (E. Perrier, Zool., t. 4, 1928-32, p. 3587):
On donne improprement le nom de larmiers à deux sacs membraneux dont les parois sont garnies de follicules qui séparent une humeur noirâtre, épaisse, onctueuse. Ces sacs sont situés dans une fosse sous-orbitaire de l'os maxillaire supérieur : ils ont plusieurs centimètres de profondeur, et s'ouvrent au dehors par une fente longitudinale (...). La matière qui en sort a reçu improprement le nom de larmes. Ils n'existent que dans les cerfs et les antilopes. Cuvier, Anat. comp., t. 5, 1805, p. 251.
VÉN., gén. au plur. Fentes par lesquelles s'écoule l'humeur sécrétée par cette glande chez le cerf (cf. larmières infra rem.). Le poil hirsute, les larmiers poissés d'une humeur noire, ils [les grands cerfs] prirent chacun leur buisson solitaire dans l'épaisseur de la forêt (Genevoix, Dern. harde,1938, p. 60).
B. − Au plur. ,,Parties qui dans le cheval, répondent aux tempes de l'homme. Saigner un cheval aux larmiers`` (Ac. 1835).
C. − P. anal. Angle interne de l'œil où paraissent se former les larmes. Quoique le larmier des yeux de Goriot fut retourné, gonflé, pendant, ce qui l'obligeait à les essuyer assez fréquemment, elle lui trouva l'air agréable et comme il faut (Balzac, Goriot,1835, p. 28).Je vois tout à coup apparaître une face pâle avec de grands yeux noirs au larmier meurtri (...) C'est ma mère (Vallès, J. Vingtras, Bachel., 1881, p. 344).
REM.
Larmières, subst. fém. plur.,vieilli, synon. (supra A vén.). (Ds Ac.; dict. xixes.).
Prononc. et Orth. : [laʀmje]. Att. ds Ac. dep. 1762. Étymol. et Hist. 1. a) 1606 art vétér. larmier subst. sing. « veine la plus rapprochée de l'œil du cheval » (Nicot); b) 1680 larmiers subst. plur. « tempes du cheval » (Rich.); 2. 1665 vén. « sac à parois glanduleuses situé près de l'œil du cerf » (Salnove, Dict. des chasseurs, p. 21 ds La Vénerie royale, Paris); 3. 1835 anat. subst. sing. « angle interne de l'œil » le larmier des yeux de Goriot (Balzac, loc. cit.). Dér. de larme* étymol. 1; suff. -ier*.