LAMA1
substantif masculinLe lama fut l'unique bête de somme des anciennes civilisations américaines, mais sa résistance est limitée, et il ne fait guère que trois ou quatre lieues par jour. (, Princ. géogr. hum., 1921, p. 223)
• P. compar. Dit bonsoir à Sarah Bernhardt qui ferme à demi ses petits yeux de lama pour n'avoir pas l'air de me voir (, Journal, 1897, p. 404). « Tu n'as donc plus de cœur? » et ses yeux de lama s'emplissaient d'eau (, Thib. , Cah. gr., 1922, p. 668).
— P. méton. Tissu fabriqué avec la toison laineuse de cet animal. — Écoute, si ça te contrarie trop qu'il soit en lama, je t'en donnerai un en chantilly. — Votre châle! continua-t-elle tout à fait furieuse, mais je n'y pense même plus, à votre châle! (, Pot-Bouille, 1882, p. 284).
Prononciation et orthographe
[lama]. Ac. 1762 et 1798 : lhama ou glama; 1835 et 1878 : lama ou llama; également ds Littré (lh- et gl- = [λ]). Ac. 1935 : lama.
Étymologie et histoire
1598 cité comme mot indien (R. Regnault, Hist. nat. et moralle des Indes, tant Orient. qu'Occid. [trad. de l'esp.], f° 203 r° ds Arv., p. 300); 1637 (P. d'Avity, Le Monde, ou la Description générale de ses quatre parties, t. 2, p. 15, ibid. : le lama ou mouton du Peru est de plus grand profit que tous les autres animaux). Empr., par l'intermédiaire de l'esp. llama (dep. 1535, Oviedo Y Valdés ds Fried.; cf. forme llama, attestée en fr. de 1633, Baudoin trad. de G. de La Vega ds König, p. 128, à 1878, Ac., d'apr. FEW t. 20, p. 70a), au quichua llama « sorte de ruminant du Pérou ».