INFESTATION
substantif fémininA. —Vx. Action d'infester (v. ce mot A); résultat de cette action. L'infestation traîne la ruine et la désolation à sa suite ().
B. —MÉD. Envahissement d'un organisme vivant par un parasite non microbien; état de l'organisme parasité. Si l'on poussait jusqu'au bout l'hypothèse de l'infestation héréditaire, il fallait remonter à Adam pour trouver les premiers parents des vers intestinaux (, Genèse vie, 1943, p. 28).
— [Par confusion avec infection] Envahissement d'un organisme vivant par un microbe. La bactériologie en plein développement tendait à prouver qu'à chaque variété d'infestation microbienne correspond électivement une maladie déterminée (, Hist. méd., 1963, p. 735).
— P. métaph. Il entre en nous des pensées en apparence fort innocentes ou tout au plus inutiles et qui se fraient un chemin jusqu'au cœur dont elles minent peu à peu la résistance (...). L'ennemi est dans la place, l'infestation est parachevée, il n'y a plus qu'à se rendre (, Journal, 1941, p. 88).
Prononciation
[ε̃fεstasjɔ̃], [-fe-].
Étymologie et histoire
1.
a) 1370 « action de tourmenter, d'ennuyer » (Ordonnances des rois de France, t. 5, p. 323);
b) 1558 « action de ravager, dégât causé » (Guéroult, Premier livre des Narrations fabuleuses, f° 9 r° ds Gdf.);
2. 1910 méd. (Brumpt, Parasitol., p. XXIII). Empr. au lat. chrét. infestatio « action de troubler, de rendre impopulaire, attaque, hostilité, haine » (cf. Blaise Lat. chrét. et Blaise Latin. Med. Aev.).
a) 1370 « action de tourmenter, d'ennuyer » (Ordonnances des rois de France, t. 5, p. 323);
b) 1558 « action de ravager, dégât causé » (Guéroult, Premier livre des Narrations fabuleuses, f° 9 r° ds Gdf.);
2. 1910 méd. (Brumpt, Parasitol., p. XXIII). Empr. au lat. chrét. infestatio « action de troubler, de rendre impopulaire, attaque, hostilité, haine » (cf. Blaise Lat. chrét. et Blaise Latin. Med. Aev.).