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GRACIEUSETÉ, subst. fém.
A. −
1. Caractère de ce qui est plein de grâce. Gracieuseté du sourire. Elle me faisait la révérence avec tant de gracieuseté, quand elle me rencontrait; sa mise était toujours riche et soignée (Borel, Champavert,1833, p. 15).Cependant que la plus hardie allait s'asseoir au-dessus de la digue, afin que l'on pût voir la gracieuseté de ses jambes pendantes (Jammes, Clairières,1906, p. 66).Quelques lieds aimables, le plus délicieux À Chloé, groupés autour d'une sérénade nocturne « une petite musique de nuit » (...) chef-d'œuvre de gracieuseté (Ghéon, Promenades Mozart,1932, p. 308).
2. Amabilité, gentillesse, propos aimable. Je n'aurais pas demandé mieux, dit-elle, que de profiter de votre gracieuseté, mais mon père a craint pour moi la fatigue (Karr, Sous tilleuls,1832, p. 206).Il chuchota dans son oreille, une gracieuseté, sans doute, car elle sourit (Flaub., Éduc. sent., t. 1, 1869, p. 10).Comme il s'agit d'un criminel redoutable, voulez-vous avoir la gracieuseté de faire comparaître ici, devant vous et moi, tout votre monde (Maupass., Contes et nouv., t. 1, Rose, 1884, p. 928) :
... il s'étonnait de la considération qu'on semblait soudain lui montrer, il ne comprenait point surtout les gracieusetés marquées, la faveur évidente et l'espèce de reconnaissance muette que lui témoignait la maîtresse de la maison. Maupass., Contes et nouv., Gâteau, 1882, p. 778.
B. − Don gratuit. Cette tête se trouve au musée par suite d'une gracieuseté d'un capitaine hollandais (Du Camp, Hollande,1859, p. 90).
REM.
Graciosité, subst. fém.Il prenait un ton si aimable et si engageant, que tous ces articles extrà avaient l'air d'être autant de graciosités de sa part (Brillat-Sav., Physiol. goût,1825, p. 290).Au moins deux ou trois [des dessins de Maxime Dethomas] sont-ils de sa meilleure veine (...). Ainsi son Conférencier, d'une graciosité bien italienne (Toulet, Notes art,1920, p. 9).
Prononc. et Orth. : [gʀasjøzte]. Ds Ac. dep. 1694. Cf. grâce. Étymol. et Hist. 1. Ca 1462 « manière aimable d'agir » (Cent Nouvelles Nouvelles, éd. F. P. Sweetser, XXVIII, 21 : jamais homme ne le passa en gracieuseté); 1824 « action gracieuse » ici en partic. « propos aimables » (Balzac, Annette, t. 1, p. 18 : mon hommage à la dame et quelque gracieuseté à la demoiselle); 2. ca 1462 « cadeau » (Cent Nouvelles Nouvelles, éd. citée, XVIII, 101). Dér. de gracieux*; suff. -eté (v. -ité*). Fréq. abs. littér. : 118. Bbg. Gohin 1903, p. 271.