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GÎTER2, verbe intrans.
MAR. [Le suj. désigne un bateau, une embarcation]
A. − Être échoué, s'échouer. Le lieu où gîte un navire (DG). Un cargo mixte (...) gîtait sur un fond de roches à 1382 mètres et en « porte à faux » (Céline, Mort à crédit,1936, p. 515).
Rem. Cet emploi n'est plus attesté dans les dict. spéc. postérieurs à Bonn.-Paris 1859.
B. − Prendre de la gîte, s'incliner latéralement sous l'effet du vent ou d'une cause accidentelle. Une rafale tellement violente tombe sur le bateau que celui-ci gîte jusqu'à avoir de l'eau à mi-pont (Charcot, Voy. îles Féroë,1934, p. 48).
Prononc. : [ʒite], (il) gîte [ʒit]. Étymol. et Hist. 1859 mar. en parlant d'un navire échoué (Bonn.-Paris); 1901 « donner de la bande » (Nouv. Lar. ill.). Dér. de gîte2; dés. -er. Fréq. abs. littér. : 75.