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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

GÂTINE

substantif féminin
A. —Vx. Terre imperméable, inculte et marécageuse. (Dict. xixe et xxe s.).
B. —GÉOGR. Pays de landes et de médiocre culture mal dégagé de la forêt (d'apr. George 1970). La gâtine vendéenne. La vaste forêt qui, au Moyen Âge, couvrait le sol silicieux de la gâtine tourangelle, se montre encore par quelques lambeaux détachés (Vidal de La Bl., Tabl. géogr. Fr., 1908, p. 146).
Prononciation
[gɑtin].
Étymologie et histoire
1re moitié xiie s. « terrain inculte, inhabité; pillage, ruine » (Psautier Cambridge, 93, 21 ds T.-L. : guastine demenrunt envers l'aneme del juste [copulabuntur — lire pop- — adversum animam justi]); ca 1140 (Gaimar, Estoire des Engleis, éd. A. Bell, 3135 : As bois se tint e as gastines). Plutôt que directement dér. de l'adj. a.fr. gast (« désert, inculte » ca 1100, Roland, éd. J. Bédier, 3127; « dévasté » ca 1175, B. de Ste-Maure, Chron., éd. C. Fahlin, 3775; du lat. class. vastus au sens de « vide, désert, désolé, ravagé », avec infl. de l'a.b.frq. *wōst [all. wüst « désert », v. Kluge, s.v. Wust, wüst]), gastine paraît continuer, toujours en relation avec gast et gâter, l'a.b.frq. *wôstinna, a.h.all. wôstinna, wuostinna, subst. « désert », v. Kluge, loc. cit. (DEAF, s.v. gast, col. 359).