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FUMER2, verbe trans.
Épandre et enfouir du fumier ou un autre engrais dans un champ pour l'amender. C'était un voisin, maître Osime Favet, le maire, qui s'en allait fumer ses terres, assis, les jambes pendantes, sur le tombereau d'engrais (Maupass., Contes et nouv.,t. 1, Vieux, 1884, p. 134).Des terres si fertiles, qu'au lieu de les fumer, il fallait les épuiser par une moisson préparatoire (Zola, Terre,1887, p. 468).
Au part. passé en emploi adj. Le maïs est une plante vorace. Il demande une terre grasse abondamment fumée (Pesquidoux, Chez nous,1921, p. 190).
Prononc. et Orth. Cf. fumer1. Ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. Ca 1180 femer le fiens « (d'un animal) faire du fumier » (M. de France, Fables, 84, 13 ds T.-L.); 2. ca 1200 « répandre du fumier sur une terre » (Escoufle, 6811, ibid. : un camp femé). Du lat. vulg. *femare, dér. de femus, v. fumier; -e- > -ü- prob. par attraction des 2 consonnes labiales environnantes, v. Fouché, p. 451, 5oa; cf. lat. médiév. fimare « fumer la terre » 801-813 ds Nierm. Bbg. Gohin 1903, p. 375.