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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

FRANC(-)PARLER, (FRANC PARLER, FRANC-PARLER)

substantif masculin
Manière de parler libre, sans contrainte, exprimant le fond de la pensée. Cf. Jouy, Hermite, t. 5, 1814, p. 63 :
« Ne pensez pas à me faire plaisir », disait Pétain. Mais le franc-parler n'est pas longtemps favori. C'est qu'avec le franc-parler l'égalité se montre; l'égalité, qui n'est jamais loin dès qu'un homme parle à un homme. (Alain, Propos, 1930, p. 945)
— Fam. (Avoir) son franc-parler. S'exprimer librement, sans détours ni contraintes langagières. Vous me connaissez, Gilon! J'ai toujours eu mon franc-parler; ce n'est pas du goût de tout le monde (Druon, Gdes fam. , t. 1, 1948, p. 167).
Remarque : Franc-parler s'écrit sans trait d'union ds Ac. 1798-1932, Besch. 1845, Littré, Guérin 1892, DG. Cf. également Sand, Hist. vie, t. 2, 1855, p. 379.
Remarques

Franc-parleur

substantif masculin
Celui qui a son franc-parler. Cf. Sainte-Beuve, Caus. lundi, t. 7, 1851-62, p. 42.
Prononciation et orthographe
[fʀɑ̃paʀle]. Au plur. des francs-parlers. Cf. franc-.
Étymologie et histoire
Av. 1784 franc-parler (Diderot, Neveu de Rameau, Paris, Piazza, 1925, p. 68). Composé de l'adj. franc* « libre » et de parler* inf. substantivé.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 26.