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FILOCHER, verbe.
I.− [Correspond à filer I A] Tisser de la filoche (ds Littré, Rob., Lar. Lang. fr.).
II.− Fam. [Correspond à filer I B]
A.− Emploi intrans. Aller droit et vite; s'enfuir. Ils eurent beau crier [.] nous filochions de plus belle (Dussort, Mém.,Cavale, 1929-34, dép. par G. Esnault, 1953, p. 21).
En partic., arg. milit. S'esquiver, se débrouiller pour échapper aux corvées. L'troufion se démerde bien sur le dos du copain. Quand tu filoches devant une corvée ou qu' tu prends l' bon morceau ou la bonne place, c'est les autres qui écopent (Barbusse, Feu,1916, p. 38).
B.− Emploi trans. Prendre en filature, suivre, poursuivre. Bourland, en la voyant [une jeune fille], était devenu tout rouge et elle lui avait souri. − On la filoche? proposa Sulphart (Dorgelès, Croix de bois,1919, p. 178).
Prononc. : [filɔ ʃe], (je) filoche [filɔ ʃ]. Étymol. et Hist. A. Ca 1223 filochier « filer, tisser » (G. de Coinci, Mir. Vierge, éd. F. König, II Mir. 13, 625), attest. isolée; à nouv. au xixes. 1869 « faire le tissu de filoche » navettes a filocher (Tarif des douanes, p. 138 ds Littré Suppl.). B. 1916 fam. et pop. « s'esquiver rapidement » (Barbusse, loc. cit.). A dér. du rad. de filoche*; dés. -er. B dér. du rad. de filer* « s'enfuir »; suff. -ocher (-oche*). Fréq. abs. littér. : 14. Bbg. Chautard (É.). La Vie étrange de l'arg. Paris, 1931, p. 71.