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ÉVENTREUR, subst. masc.
[Désigne une pers.]
A.− [Correspond à éventrer A 1 et 2] Celui qui éventre, qui ouvre le ventre (éventuellement pour tuer). Le secret, intact depuis 1880, percé à jour depuis l'année dernière, de Jack l'Éventreur (Morand, Londres,1933, p. 100):
il voit là-haut dans le ciel tous les frères en Jésus-Christ tous ses frères en Mussolini (...) les éventreurs... les aviateurs... les mitrailleurs... toute la clique de notre seigneur Prévert, Paroles,1946, p. 138.
B.− [Correspond à éventrer B 1 et 2] Celui qui ouvre brutalement quelque chose (pour atteindre le contenu). Éventreur de coffres-forts. Schliemann, l'éventreur des tombeaux, (...) a trouvé dix-sept corps ensevelis (Barrès, Voy. Sparte,1906, p. 140).
Rem. On rencontre ds la docum. un ex. avec une connotation sexuelle (cf. éventrement rem.). Qui donc ici est capable de commettre un crime si ce n'est mon mari, ce bouc, ce satyre, ce pourceau, cet éventreur de filles (Aymé, Quatre vérités, 1954, p. 206).
Prononc. et Orth. : [evɑ ̃tʀ œ:ʀ]. Ds Ac. 1932. Étymol. et Hist. 1890 (C. Villatte, Parisismen, Anhang ds Quem. DDL t. 5). Dér. du rad. de éventrer*; suff. -eur2*; répandu vers 1888-91 à propos de « Jack l'Éventreur », célèbre criminel britannique surnommé Jack the Ripper (NED Suppl., s.v. Jack). Fréq. abs. littér. : 5.