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ÉVEILLEUR, EUSE, subst. et adj.
I.− Substantif
A.− Celui qui tire du sommeil. L'appel strident de l'éveilleuse Marie-Josèphe courant de chambre en chambre et faisant grincer les verrous des dortoirs, mettait fin à ma contemplation auditive (Sand, Hist. vie,t. 3, 1855, p. 176).
B.− Celui qui ouvre l'esprit, éveille la personnalité, les sentiments. Ce qu'il était, c'était un éveilleur incomparable; pour tirer de chacun de ses élèves la somme de ce qu'il pouvait donner, personne ne l'égalait (Renan, Souv. enf.,1883, p. 179).
Éveilleur + compl. prép. de.Celui qui suscite la manifestation (d'un sentiment, d'une faculté). Éveilleur de voluptés; éveilleur des consciences; éveilleur d'énergie, d'enthousiasme, d'idées. Un profil resté dans le fond de ses sympathies, comme un des premiers éveilleurs de l'intelligence, du beau style, de la belle langue française (Goncourt, Journal,1857, p. 410).Sa conversation [d'Ethal] est d'un tel charme, c'est un tel éveilleur d'idées, ses moindres phrases trouvent en moi de tels échos (Lorrain, Phocas,1901, p. 103).On croit que Renan est un éveilleur de scrupules (Abellio, Pacifiques,1946, p. 108).
II.− Emploi adj.
A.− Qui tire du sommeil. À la pointe d'un roc abrupt surgissant de ces profondeurs [les eaux du Rhin] étincelle l'éveilleuse clarté de l'Or vierge, inviolé (Willy, Entre deux airs,1895, p. 88).
B.− Qui suscite la manifestation de. Effet de la musique sur nous, d'excitation nerveuse plus forte, plus pénétrante qu'autrefois, plus avivante du travail littéraire, plus éveilleuse d'idées (Goncourt, Journal,1857p. 455).Les merveilleuses fleurs éveilleuses de pâleurs et de cernes contiennent, paraît-il, le germe de la phtisie dans leurs parfums (Lorrain, Phocas,1901p. 127):
L'Allemand, en qui circulent souterrainement, depuis des générations innombrables, des images mal liées entre elles, éveilleuses de sentiments, plutôt que d'idées et de formes, les confie (...) à la puissance évocatrice de l'orchestre. Faure, Espr. formes,1927, p. 100.
Prononc. et Orth. : [evεjœ:ʀ], fém. [-ø:z]. Ds Ac. 1932. Étymol. et Hist. Ca 1350 fig. (G. Le Muisit, Poésies, 1, 190 ds T.-L.), une autre fois en 1558 (Du Bellay ds Hug.); repris au xixes. Dér. du rad. de éveiller*; suff. -eur2*. Fréq. abs. littér. : 8.