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ENDETTÉ, ÉE, part. passé et adj.
I.− Part. passé de endetter*.
II.− Adj. Qui a des dettes. (Quasi)-synon. obéré.
A.− Emploi abs. Être endetté jusqu'au cou. Les Hollandais n'ont aucune commisération de ceux qui font des dettes. Ils pensent que tout homme endetté vit aux dépens de ses concitoyens (Chamfort, Max. et pens.,1794, p. 33):
Les Rognes-Bouqueval, ruinés, endettés, après avoir laissé crouler la dernière tour du château, abandonnaient depuis longtemps à leurs créanciers les fermages de la Borderie, dont les trois quarts des cultures demeuraient en jachères. Zola, La Terre,1887, p. 38.
B.− [Avec un compl. circ. marquant le montant de la dette] Thénardier était endetté d'environ quinze cents francs de dettes criardes, ce qui le rendait soucieux (Hugo, Misér.,t. 1, 1862, p. 460).
P. métaph. Américains, vous étiez endettés envers nous de cette grande dette, la liberté! Délivrez la Grèce, et nous vous donnons quittance (Hugo, Actes et par.,2, 1875, p. 454).
Emploi subst. Personne endettée. L'endetté qui paie (Pommier, Russes,1854, p. 21).Les cancéreux dans leur pestilence et les béquillards sur leurs béquilles et les endettés parmi leurs huissiers (Saint-Exup., Citad.,1944, p. 652).
Fréq. abs. littér. : 55.