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ÉLOQUENT, ENTE, adj.
A.− [En parlant d'une pers.] Qui a de l'éloquence, s'exprime avec éloquence. Avocat, orateur, parlementaire éloquent. Synon. disert.Raymon fut éloquent; Indiana avait tant besoin de croire, que la moitié de son éloquence fut de trop (Sand, Romans et nouvelles,Lavinia, 1834, p. 217):
1. Trois ans après, le vieux général de Custine était traduit devant le tribunal révolutionnaire. Sa belle-fille... l'assista devant les juges et fut... son plus éloquent défenseur. France, La Vie littér.,t. 2, 1890, p. 164.
SYNT. Confrère, défenseur, interprète, esprit, jésuite éloquent.
P. anal. Le hautbois est un des organes les plus éloquents de l'instrumentation dramatique (Gevaert, Instrument.,1885, p. 142).La main du directeur [du chant] doit être éloquente, elle doit représenter les nuances les plus fines de la mélodie (Mocquereau, Nombre mus. grégor.,t. 2, 1927, p. 467).
B.− P. ext. [En parlant de discours] Qui est dit ou écrit avec éloquence. Discours, ton, raisonnement éloquent. Synon. émouvant, entraînant, touchant.Une éloquente préface d'Élie Faure, d'une jeunesse rare, servait d'introduction à cette féerie (Lhote, Peint. d'abord,1942, p. 112):
2. Je remarque qu'il a pris un ton inaccoutumé, solennel éloquent, persuasif; il emploie des formules d'un tour oratoire : ... Martin du Gard, Notes sur A. Gide,1951, p. 1395.
SYNT. Plaidoirie, page, strophe éloquente; éloquent pamphlet.
Avec une valeur péj. Qui relève de l'éloquence apprise, de la rhétorique. Le dialogue de Jane Eyre (...) il est livresque, éloquent, aussi peu naturel que possible (Green, Journal,1936, p. 70).
C.− Rare. Qui rend éloquent. Une douleur éloquente et profonde qui saisissoit l'âme (Balzac, Annette,t. 2, 1824, p. 169).Là, [il] avait partagé les défaites et les éloquentes colères (De Vogüé, Morts,1899, p. 340).
D.−
1. Qui impressionne vivement. Geste, regard, œil éloquent; éloquent silence. Synon. expressif, parlant.La mimique éloquente de notre porteur nous dispense d'extraire (...) notre billet de notre porte-monnaie (Arnoux, Double chance,1958, p. 211).
2. Qui convainc, qui manifeste clairement quelque chose. Un exemple, un témoignage éloquent; manière éloquente. La divination des pensées de la matière dont l'avait doué sa science occulte, rendait ce phénomène plus éloquent pour lui que pour tout autre (Balzac, Enf. maudit,1831-36, p. 386):
3. Le monde... (je veux dire la société mondaine) donne chaque jour une démonstration éloquente de l'hypocrisie qui préside au maintien des conventions nécessaires à la sécurité de l'époux propriétaire. Le Dantec, Savoir! Considération sur la méthode sc., la guerre et la morale,1920, p. 68.
Prononc. et Orth. : [elɔkɑ ̃], fém. [-ɑ ̃:t]. Est du nombre des mots (,,les mots savants plus anciens ou devenus plus populaires`` Buben 1935, § 97) dans lesquels en correspond à [ɑ ̃]; v. par contraste ,,les mots d'emprunt plus récents ou plus littéraires`` (ibid.) que sont agenda, appendicite, bengali, benjoin, memento, pensum, etc. Ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. xiiies. (Wace, Brut, éd. J. Arnold, 6322, leçon du ms. P); 2. 1639 p. ext. « expressif » (Rotrou, Laure persécutée, IV, 2, éd. 1820, t. 3, p. 615 ds IGLF). Empr. au lat. class.eloquens, -entis « qui parle bien ». Fréq. abs. littér. : 946. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 1 764, b) 1 667; xxes. : a) 1 053, b) 991.