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EFFAROUCHÉ, ÉE, part. passé et adj.
I.− Part. passé de effaroucher*.
II.− Emploi adj.
A.− [En parlant d'un animal] Qui s'enfuit effrayé; ou dont l'effroi semble de nature à provoquer la fuite. Oiseau, volatile, lièvre effarouché; effarouché ou apprivoisé. Il avait l'air d'un hibou effarouché par une lumière trop vive (Camus, Peste,1947, p. 1419).Des poules effarouchées qui sortaient par le grillage laissé entrouvert (Cendrars, Bourlinguer,1948, p. 132):
1. Un chant de coq venait de la basse-cour, un vacarme grandissait, des battements d'ailes, des grognements... toute une panique de bêtes effarouchées. Zola, La Faute de l'Abbé Mouret,1875, p. 295.
P. métaph. De longs remous d'air venaient reconnaître la lampe, se frotter contre son verre et la flamme effarouchée battait éperdument des ailes (Giono, Chant monde,1934, p. 172).
P. méton. Cri effarouché. Un coq, la queue en faucille, le plumage effarouché (E. de Goncourt, Mais. artiste,1881, p. 190).Les poules s'enfuient avec des caquètements effarouchés, de grands battements d'ailes (Martin du G., Thib.Été 14, 1936, p. 748).
Spéc., HÉRALD. Représenté levé sur les pieds de derrière. Chat effarouché. Synon. effaré, rampant.
Rem. Attesté ds DG et Nouv. Lar. ill.-Lar. Lang. fr.
B.− [En parlant d'une pers.] Mis en défiance au point de s'enfuir ou de le désirer vivement. Synon. apeuré.Nous ne fîmes plus, Anne-Marie et moi, qu'une seule jeune fille effarouchée qui bondit en arrière (Sartre, Mots,1964, p. 182).
Emploi subst. :
2. ... la jeune fille... fuyait déjà dans le parc... − Petite folle! ... Peut-on être sauvage à ce point! ... Mais rien ne fit, et l'effarouchée disparut dans le feuillage. France, Le Crime de Sylvestre Bonnard,1881, p. 367.
P. méton. Air, regard, ton effarouché; moue, mine, pudeur, timidité effarouchée; allure prude et effarouchée; voix effarouchée.
Fréq. abs. littér. : 245. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 274, b) 595; xxes. : a) 339, b) 285. Bbg. Gohin 1903, p. 236.