Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
ÉCLUSIER, IÈRE, adj. et subst.
I.− Adj. Qui a rapport à une écluse. Maison éclusière. On établit, à proximité des écluses, pour le garde, une maison d'un type spécial, dite maison éclusière, qui est généralement placée en bordure du terre-plein, à mi-distance des deux têtes, pour faciliter la surveillance (Bourde, Trav. publ.,1929, p. 372).
II.− Subst. Personne préposée à la manœuvre et à la garde d'une écluse. Éclusier de canal; maison d'éclusier. Les éclusiers, prêts à tourner le pont, le barraient aux passants (Hamp, Marée,1908, p. 198):
... un éclusier, las d'avoir ouvert cinq fois l'écluse, en cette nuit du samedi au dimanche, à des bateaux berrichons qui remontaient par le canal du Nivernais, ronflait dans les draps du lit défait, ... R. Bazin, Le Blé qui lève,1907, p. 176.
P. métaph. L'Annoncier. − C'est encore moi, Mesdames et Messieurs, qui suis chargé de remplir à votre bénéfice le rôle d'éclusier et de lever les vannes de l'intéressante histoire dont vous avez entendu le commencement et dont la suite est en train de s'accumuler derrière le rempart de ce fragile rideau (Claudel, Soulier,1944, 2epart., 1, p. 1042).
Prononc. et Orth. : [eklyzje], fém. [-zjε:ʀ]. Ds Ac. 1798-1878 uniquement au masc.; ds Ac. 1932 aux 2 genres. Étymol. et Hist. A. Ca 1470 subst. « celui qui ouvre l'écluse » (Trahis. de France, p. 128, chron. belg. ds Gdf. Compl.); rare av. xixes. (Besch.). B. 1838 adj. porte éclusière (Ac. Compl. 1842). Dér. de écluse*; suff. -ier*(e). Fréq. abs. littér. : 27.