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DÉMETTRE2, verbe trans.
A.− Emploi trans., peu usité. [Le compl. désigne une pers.]
1. DR. Débouter. Démettre quelqu'un de son appel (Ac.1835, 1878).
2. Obliger quelqu'un à quitter sa fonction, son emploi, sa charge. Synon. destituer.On l'a démis de son emploi (ibid.).
Démettre qqn d'office (cf. démissionner B). Ceux-ci [les ministres] démissionnent après leur mise en minorité, mais ne sont pas démis d'office (Vedel, Dr. constit.,1949, p. 169).
B.− Emploi pronom. réfl., cour.
1. Se démettre de
a) [Le suj. désigne une pers. ou une collectivité] Renoncer à une fonction, à un emploi, à une charge, parfois à une collectivité au sein de laquelle on exerce une fonction, s'en défaire, s'en retirer. Se démettre d'une charge, d'une fonction. Barbès se démet du comité d'élection (Michelet, Journal,1848, p. 686).
b) P. ext. Renoncer à quelque chose, se défaire de quelque chose. Zaza ne soupçonnait pas (...) que je m'étais démise en sa faveur de tout orgueil (Beauvoir, Mém. j. fille,1958, p. 120).
2. Emploi abs., fréq. On engagea aussi le vieux maréchal de Rieux à se démettre à cause de son âge (Barante, Hist. ducs Bourg.,t. 3, 1821-24, p. 258).
Expr. Se soumettre ou se démettre :
Le maréchal de Mac-Mahon, que Gambetta avait sommé de se soumettre ou de se démettre, était resté à la présidence et ne se démit qu'au mois de janvier 1879... Bainville, Histoire de France,t. 2, 1924, p. 238.
Prononc. et Orth. Cf. démettre1. Étymol. et Hist. 1155 sei demetre de « renoncer à » (Wace, Brut, 1834 ds Keller, p. 150 a); ca 1220 trans. demetre « retirer quelqu'un d'une charge, d'une fonction » (G. de Cambrai, Barlaam et Josaphat, 3101 ds T.-L.). Empr. au lat. demittere, proprement « laisser tomber » peut-être avec infl. du lat. dimittere « congédier, renoncer à », dér. de mittere (mettre*). Fréq. abs. littér. : 65. Bbg. Clédat (L.). Cf. bbg démettre1.