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DÉFÉRENT2, ENTE, adj.
[En parlant d'une pers. ou de son attitude] Qui témoigne de la déférence. Attitude déférente. Kassem avait été très doux pour sa sœur aînée, très déférent (Gobineau, Nouv. asiat.,1876, p. 108):
Nous parlâmes beaucoup de Robert, Gilberte en parlait sur un ton déférent, comme si c'eût été un être supérieur qu'elle tenait à me montrer qu'elle avait admiré et compris. Proust, Le Temps retrouvé,1922, p. 980.
Rem. 1. Dans cette accept., on rencontre également ds la docum. le part. prés. déférant, ante, en emploi adj. Le roman psychologique (...) se faisait le glossateur déférant de la caste riche et oisive (Mauclair, De Watteau à Whistler, 1905, pp. 102-103). 2. Comme formule de politesse, ,,sentiments déférents est moins humble que sentiments respectueux et s'emploiera à l'égard d'un correspondant vis-à-vis de qui on se sent inférieur sans avoir à lui témoigner proprement du respect`` (Dupré 1972).
Prononc. et Orth. : [defeʀ ɑ ̃], fém. [-ɑ ̃:t]. Écrit déférant ds Ac. 1694-1878; écrit déférent ds Ac. 1932. Étymol. et Hist. Cf. déférer1 et 2. STAT. − Déférent1 et 2. Fréq. abs. littér. : 188.