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DÉDIT, subst. masc.
A.− DROIT
1. Clause par laquelle un contractant se réserve le droit de ne pas exécuter un contrat moyennant une somme convenue :
1. carcassonne. − Et moi, je déchire l'engagement (...) mais vous n'oublierez pas qu'un dédit avait été stipulé. michu. − Voulez-vous être payé en tableaux? (...) Prenez ce que vous voudrez. Meilhac, Halévy, La Cigale,1877, III, 13, p. 144.
2. Montant de l'indemnité convenue en cas de dédit. Il y a un dédit si « le Vicaire » n'est pas imprimé au mois de novembre (Balzac, Corresp.,t. 1, 1822, p. 200).Non! Non, je ne partirai pas comme ça; monsieur peut être tranquille. Je paierai les trois cents francs de dédit s'il le faut (Gide, Journal,1914, p. 450).
B.− P. ext., lang. commune. Action de se dédire, de revenir sur ce qu'on avait dit ou promis auparavant :
2. J'ai à peine écrit quelques pages de cette lettre dont le travail avait d'abord tant d'attraits. Qui sait quand je la terminerai? Mais j'y mettrai le dernier mot assurément; je ne veux pas accepter le dédit cent fois offert par l'esprit le plus inconstant et le plus prompt au dégoût qui fut jamais. M. de Guérin, Correspondance,1838, p. 354.
Avoir son dit et son dédit. ,,Être sujet à se dédire, à se rétracter, à changer aisément d'avis`` (Ac. 1835-1932); (attesté également ds Littré, Guérin 1892, DG; noté comme ,,fam.`` ds Ac. 1798-1878).
Rem. On rencontre en Suisse romande la forme dédite, subst. fém. Cet administrateur, auquel l'on reproche de n'avoir pas honoré la promesse d'achat (...), ni les frais de dédite (Feuille d'avis de Neuchâtel, 4 avril 1977).
Prononc. et Orth. : [dedi]. Ds Ac. 1694 et 1718 s.v. desdit; ds Ac. 1740-1932 sous la forme moderne. Homon. formes du verbe dédier. Étymol. et Hist. 1. Ca 1165 « action de se dédire » senz desdit (B. de Ste-Maure, Troie, 14779 ds T.-L.); 2. 1remoitié xives. « amende encourue pour la rupture d'un accord » (Roisin, Coutumes Lille, éd. Brun-Lavainne, 25, 9). Part. passé substantivé de dédire*. Fréq. abs. littér. : 37.