COUFFE
substantif fémininDerrière eux, marchaient dans les sillons des glaneurs, avec des couffes de sparterie où ils serraient les épis moissonnés, et qu'ils portaient sur leur épaule ou suspendus à une barre transversale, aidés par un compagnon, ... (, Le Roman de la momie, 1858, p. 265)
— P. méton. Contenu de ce panier. Une couffe de figues, d'olives. Antipas lui en promit tout un chargement, avec trois couffes de ce véritable baume, qui avait fait convoiter la Palestine à Cléopâtre (, Trois contes , Hérodias, 1877, p. 185).
— PÊCHE. Couffe de palangre. Panier plat, circulaire, bordé d'hameçons, et immergé pour la pêche en mer.
Prononciation et orthographe
[kuf]. Var. cou(f)fle ds Lar. 19e -20e et Rob. Écrite avec 1 f ds Rob.
Étymologie et histoire
1665-66 « grand panier » (J. Thévenot, Suite du Voyage du Levant, 1674, p. 242 ds Fr. mod., t. 21, p. 293). Empr. à l'a. prov. que l'on peut déduire du m. fr. coffe « baquet », attesté au Languedoc de 1472 à 1497 (Gdf.), prov. coufo (Mistral), lui-même empr. prob. par l'intermédiaire du cat. cofa « panier, cabas » (1331 ds Alc.-Moll.) à l'ar. quffa « id. », attesté dès le xe s. d'apr. Cor., s.v. cofa. L'ar. lui-même est à son tour empr. au b. lat. cophinus ou au gr. κόφινος (v. coffre). Cf. FEW t. 19, p. 97 b, s.v. quffa.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 29.