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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

COUFFE

substantif féminin
Région. (Provence et dans les ports de la Méditerranée). Ample panier, flexible et résistant, servant à faire des balles pour le transport de produits variés. Synon. banne, manne, balle3. Couffes de toile ou de paille de riz; ânes, mulets, chargés de couffes gonflées de légumes et de fruits. Des couffes de paille tombaient les pétales de roses et les fleurs de l'oranger (Maurois, Mes songes, 1933, p. 34) :
Derrière eux, marchaient dans les sillons des glaneurs, avec des couffes de sparterie où ils serraient les épis moissonnés, et qu'ils portaient sur leur épaule ou suspendus à une barre transversale, aidés par un compagnon, ... (T. Gautier, Le Roman de la momie, 1858, p. 265)
— P. méton. Contenu de ce panier. Une couffe de figues, d'olives. Antipas lui en promit tout un chargement, avec trois couffes de ce véritable baume, qui avait fait convoiter la Palestine à Cléopâtre (Flaub., Trois contes , Hérodias, 1877, p. 185).
— PÊCHE. Couffe de palangre. Panier plat, circulaire, bordé d'hameçons, et immergé pour la pêche en mer.
Prononciation et orthographe
[kuf]. Var. cou(f)fle ds Lar. 19e -20e et Rob. Écrite avec 1 f ds Rob.
Étymologie et histoire
1665-66 « grand panier » (J. Thévenot, Suite du Voyage du Levant, 1674, p. 242 ds Fr. mod., t. 21, p. 293). Empr. à l'a. prov. que l'on peut déduire du m. fr. coffe « baquet », attesté au Languedoc de 1472 à 1497 (Gdf.), prov. coufo (Mistral), lui-même empr. prob. par l'intermédiaire du cat. cofa « panier, cabas » (1331 ds Alc.-Moll.) à l'ar. quffa « id. », attesté dès le xe s. d'apr. Cor., s.v. cofa. L'ar. lui-même est à son tour empr. au b. lat. cophinus ou au gr. κόφινος (v. coffre). Cf. FEW t. 19, p. 97 b, s.v. quffa.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 29.