Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
CONSIGNE2, subst. fém.
[Correspond partiellement à consigner2]
A.− Emploi gén. Instruction écrite ou verbale donnée à un militaire, un gardien et, par extension, à toute personne, sur ce qu'il doit faire et empêcher de faire. Cahier des consignes. Synon. instruction, ordre.
Souvent péj. (à cause de l'aspect négatif, répressif ou restrictif de l'instruction) :
1. Ou bien, humble héros, martyr de la consigne Au fond d'une tranchée obscure ou d'un talus Rouler le crâne ouvert par quelque éclat d'obus Verlaine, Premiers vers,1855-66, p. 8.
2. Dès qu'elle [la femme] pense, qu'elle rêve, qu'elle dort, qu'elle désire, qu'elle respire sans consigne, elle trahit l'idéal masculin. S. de Beauvoir, Le Deuxième sexe,t. 2, 1949, p. 276.
SYNT. Consigne administrative, générale, militaire, officielle, particulière, universelle; consigne d'enregistrer qqc.; consigne d'enregistrement, de sécurité, de silence, de travail; la consigne défend de, oblige à, est de; donner à qqn la consigne de faire qqc.; connaître, exécuter, observer, recevoir, respecter, suivre, transmettre la (une) consigne; forcer, violer la consigne; désobéir, manquer à la consigne :
3. Je vous ai donné un de mes pistolets; si l'on force de nouveau la consigne, tirez en l'air, je viendrai... Stendhal, La Chartreuse de Parme,1839, p. 65.
4. Je crus qu'Aimé lui avait [au chasseur de l'hôtel], selon son expression, « passé la consigne » d'avoir des égards pour moi. Proust, Sodome et Gomorrhe,1922, p. 772.
DR. MILIT. Violation de consigne. Infraction prévue par le Code de Justice militaire de 1965.
Locutions
Vieillie. Être homme de consigne. Obéir strictement aux instructions. Attesté chez Maupassant ds Lar. Lang. fr.
Fam. Manger la consigne. Ne plus se souvenir d'un ordre, d'une recommandation. Être à cheval sur la consigne. Être très strict, appliquer les instructions dans un sens plutôt restrictif :
5. Il estime et craint sa femme; c'est un rude gendarme, celle-là, et à cheval sur la consigne (il n'arrive guère à carotter sur la paye de la semaine). D. Poulot, Le Sublime,1872, p. 48.
Emplois spéc.
PSYCHOL. Consigne d'un test. ,,Règle d'application devant assurer la stricte constance des conditions dans lesquelles les sujets exécutent leur tâche`` (Piéron 1973).
CYBERNÉTIQUE. Valeur idéale conférée à une grandeur et représentée par un étalon auquel se référera, comme à un ordre, l'organe assurant la marche d'une machine (d'apr. Lar. encyclop.).
B.− Défense de sortir intimée à quelqu'un en guise de punition; peine consistant à ne pas pouvoir franchir certaines limites indiquées. Punir un militaire de deux jours de consigne, un élève de quatre heures de consigne. Dans ce dernier cas, synon. colle (fam.), retenue.
P. méton.
1. MAR. MILIT. Poste sur un bâtiment de guerre, à bord d'un vaisseau ou d'une frégate, où se tient de façon permanente le caporal de garde (d'apr. Bach.-Dez. 1882).
2. Argot
MAR. Consigne noroua, noroît. ,,S'emploie en parlant des « consignés jusqu'à nouvel ordre » (N.O., mention des registres de punition, étant lu Nord-Ouest, noroît, pron. norwa). « Noroua est de toute la marine, de toutes les populations maritimes »`` [Commentaire Du Rififi chez les hommes (A. Le Breton) lors du dépouillement I.G.L.F., 1955].
Langue de soldats. Consigne à gros grains. Prison (L. Merlin, La Langue verte du troupier, 1996, p. 27).
Prononc. et Orth. : [kɔ ̃siɳ]. Ds Ac. 1740-1932. Étymol. et Hist. Voir consigne1.
STAT. − Consigne1 et 2. Fréq. abs. littér. : 549. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 363, b) 500; xxes. : a) 777, b) 1 289.
BBG. − Quem. 2es. t. 3 1972.