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CLOCHER3, verbe intrans.
A.−
1. [Le suj. désigne une pers.] Boiter. Qu'a donc ce coquin à clocher sur un pied? (Nerval, Faust,1840, p. 88).
1. ... ils n'affectaient que des infirmités supportables. L'un d'eux suivit assez longtemps M. Bergeret en clochant du pied, et toutefois d'un pas agile. A. France, Mousieur Bergeret à Paris,1901, p. 237.
2. [Le suj. désigne une chose] Être bancal. Ce meuble cloche.
B.− Au fig. Aller mal; ne pas être correct. Ce vers cloche; ce raisonnement cloche. Inquiète, Mme Salvail allait s'enquérir çà et là si rien n'avait cloché (G. Guèvremont, Le Survenant,1945, p. 127):
2. − Dis à Jean d'y donner un coup-d'œil que rien n'y cloche [dans l'appartement], avant d'y introduire cette dame... Balzac, La Cousine Bette,1846, p. 340.
Prononc. et Orth. : [klɔ ʃe], (je) cloche [klɔ ʃ]. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. Début xiies. clocier « boiter » (Psautier d'Oxford, XVII, 49, éd. Fr. Michel, p. 21 [claudicaverunt]); ca 1170-75 clochier (Chr. de Troyes, Chevalier lion, éd. M. Roques, 4094); ca 1200-1220 fig. clocher « être défectueux » (R. de Houdenc, Meraugis, 1110 ds T.-L.). Du lat. vulg. *cloppicare « id. », dér. de cloppus « boiteux » (v. clopin-clopant) qui remplaça le lat. claudus; rapproché par étymol. pop. de cloche1* (v. FEW t. 2, p. 794). Fréq. abs. littér. : 16.
DÉR.
Clochement, subst. masc.a) Rare. Fait de clocher du pied. Claudication. b) P. anal. [En parlant de l'assise d'un obj.] Fait d'être bancal. [Il] s'assit d'un air embarrassé sur une chaise basse, garnie de peluche rouge, qui avait un pied trop bref et dont, tout de suite, il éprouva le clochement familier (G. Duhamel, Chronique des Pasquier,Le Combat contre les ombres, 1939, p. 149).Au fig. Mauvais fonctionnement. [klɔ ʃmɑ ̃]. 1reattest. 1363 « action de boiter » (Grande Chirurgie de Gui de Chauliac, d'apr. G. Sigurs ds Fr. mod., t. 33, p. 204); de clocher3, suff. -ment1*. Fréq. abs. littér. : 1.