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CLAUSTRATION, subst. fém.
A.− Séjour prolongé, le plus souvent librement choisi, dans un lieu isolé et fermé, plus particulièrement dans un cloître :
... elles [les religieuses] avaient toutes de la distinction, du charme ou de la solennité, quelque chose de doux ou de grave, ne fût-ce que l'extérieur et le costume, qui nous calmait comme par enchantement. Leur claustration, leur renoncement au monde et à la famille avaient ce seul côté utile à la société, qu'elles pouvaient se consacrer à former nos cœurs et nos esprits, et cette tâche leur eût été facile si elles s'en fussent occupées exclusivement; ... G. Sand, Histoire de ma vie,t. 3, 1855, p. 94.
Rem. Le terme de séquestration, parfois considéré comme synon., désigne la réclusion imposée par autrui.
B.− PSYCH. Réclusion volontaire et pathologique observable chez les schizoïdes et les schizophrènes au cours des délires chroniques.
Prononc. et Orth. : [klostʀasjɔ ̃]. Ds Ac. 1932. Étymol. et Hist. 1791 « séjour dans un lieu austère » (Journal de Paris, 11, 7 avril ds Quem.); 1842 « action d'enfermer dans un lieu étroit et resserré » (J.-B. Richard de Radonvilliers, Enrichissement de la lang. fr., [dict. des mots nouveaux], Paris, 1reéd.). Malgré le hiatus chronol. apparent, dér. de claustrer*; suff. -(a)tion*. Fréq. abs. littér. : 59. Bbg. Hagnauer (R.). L'Expr. écrite et orale. Paris, 1972, p. 261.